Sud-Kivu: les enfants continuent à être récrutés par les groupes armés selon le BVES

Le  bureau pour le volontariat au service de l’enfance et de la santé, BVES déplore que les enfants continuent à être recrutés dans les groupes armés en RDC et spécialement dans les provinces du Kivu.

Cette organisation l’a fait savoir ce 12 février, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des enfants soldats. Plus de 13000 enfants sont utilisés dans les groupes armés dans les deux provinces du Kivu renseigne le directeur de  BVES.

Pour ce centre de transit et d’orientation d’enfants sortis des groupes armés au Sud-Kivu, la multiplicité des groupes armés au Sud-Kivu est restée la cause de la persistance de ce phénomène en province. Les efforts ont déjà été fournis par les forces armées de la RDC pour écarter les enfants dans leur rang se rejouit l’organisation qui salue l’implication dans la lutte contre ce “fléau”.

Murhabazi Namegabe, son directeur,  promet de continuer la lutte pour mettre fin à ce phénomène.

« Nous réfléchissons sur comment arrêter le recrutement, sortir les enfants dans les groupes armés et comment assurer leur réinsertion socioculturelle dans leur familles habituelles, nous amplifions les voies pour lutter contre ce phénomène et faire connaitre à la communauté que c’est un crime contre l’humanité. » a dit monsieur Murhabazi Namegabe à laprunellerdc.info.

Les nations-unies, estiment que 300000 enfants, des garçons et des filles de moins de 18ans sont mêlés à plus de 30 conflits dans le monde. Ces enfants sont utilisés comme combattants, coursiers, porteurs ou cuisiniers, et pour fournir des services sexuels. Certains sont recrutés de force ou enlevés, d’autres s’enrôlent pour fuir la pauvreté, la maltraitance et la discrimination, ou pour se venger des auteurs d’actes de violence commis à leur encontre ou contre leur familles.

En 2002, le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant la participation des enfants aux conflits armés est entré en vigueur. Il interdit la participation d’enfants de moins de 18 ans aux hostilités. Outre qu’il exige des Etats qu’ils portent à 18 ans l’âge du recrutement obligatoire et de la participation directe aux hostilités, le Protocole facultatif leur fait obligation de porter au-delà du minimum actuel de 15 ans l’âge du recrutement volontaire.

« Arrêter le recrutement et l’utilisation de l’enfant dans les groupes armés », c’est le thème au centre de la célébration de la journée de l’enfant soldat cette année.

Jonas Kasula Arsène

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