Sud-Kivu: “Réveil des indignés” exige la démission du ministre de l’intérieur

Dans une déclaration faite ce mardi 13 février 2018 à Bukavu, le mouvement citoyen « Réveil des indignés » exige la démission sans délai du ministre provincial de l’intérieur et sécurité du Sud-Kivu qui, dit, le mouvement a « démontré ses limites mais aussi son incompétence à gérer ce ministère ».

Ces jeunes qualifient « d’aventure ambigüe »  « les petites actions de charme en prétendant distribuer des ordinateurs pour résoudre le problème de l’insécurité dans la province », lit-on dans la déclaration.

Tout en retraçant un tableau sombre de la situation sécuritaire en province, Réveil des indignés condamne ce qu’il qualifie d’inaction et d’incapacité notoires du gouvernement provincial face à l’insécurité persistante dans la province.

Ce mouvement citoyen demande aussi au gouverneur du Sud-Kivu de marier les paroles aux œuvres en faisant la sécurité des personnes et de leurs biens son cheval de bataille comme promis à la prise de ses fonctions. « On ne fait pas de développement pour les morts » dit le communiqué.

Aux services de sécurité, Réveil des indignés demande de bien faire leur travail qui est celui de sécuriser la population et ses biens « car ils semblent être absents dans la province et ne sont présents que quand ils sont manipulés à réprimer violemment la population qui manifeste souvent pur un Etat de droit en RDC, pourtant pacifiquement ».

Les jeunes demandent l’interpellation de l’ANR et du commissaire provincial de la par l’assemblée provinciale pour fournir des explications claires face à l’insécurité.

L’insécurité est devenue monnaie courante dans la province du Sud-Kivu. Il ne se passe plus un jour sans qu’il y ait des attaques d’hommes en armes non autrement identifiés. Ces attaques surviennent même en plein jour. Le dernier cas en date c’est le meurtre de deux personnes  et une autre grièvement blessée par balle dans la ville d’Uvira dans un braquage de la maison Vodacom aux environs de 16 heures de ce lundi 12 février.  Dans la même nuit, c’est le centre de distribution de la Bralima sur avenue Industriel dans la ville de Bukavu qui a été attaqué blessant un agent commis à la garde.

Tous nos efforts pour joindre le ministre de l’intérieur sont restés vains.

Adonis Lubambo

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