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Manifestations publiques à Bukavu : Bahati Rubango Fiston rappelle les bonnes dernières années sous Cishambo

La colère autour de l’interdiction et la répression des manifestations publiques qui ne vont pas dans la logique de l’actuelle majorité se poursuit dans le chef des défenseurs des droits humains et activistes pro-démocratie.

Ceci après la 3ième marche organisée ce jeudi 6 Septembre  par un Club de soutien au candidat FCC à la prochaine présidentielle et quelques heures seulement après la répression sans pitié de la marche des militants de la Lucha.

L’autre réaction, c’est celle du jeune activiste et défenseur des droits de l’homme Bahati Rubango Fiston qui dénonce à son tour, les deux poids deux mesures dans la gestion des manifestations publiques en RDC et spécialement au Sud-Kivu.

« Ce qui inquiète est que la fois passée on réprimé violemment la marche des mouvements citoyens dont Lucha. Alors la question est de savoir si nous avons des personnes supérieures aux autres de telle sorte qu’il y en a qui doivent s’exprimer librement et non pas les autres. C’est de l’injustice notoire et c’est inadmissible dans état de droit » dit-il d’emblée.

Sans citer l’ancien gouverneur Cishambo, il se rappelle que les manifestations se passaient sans causer des troubles à l’ordre public dans l’intérêt de tous.

 « Pendant les dernières années, le Sud-Kivu a connu moins des victimes des marches pacifiques cela parce que ceux qui géraient avaient compris que quand on réprime on aggrave pour rien la situation.  Imaginez-vous que quelqu’un circule librement,  il dépose son mémo et rentre calmement chez lui. Cela ne fait aucun problème mais vous mobilisez tout un arsenal policier sur les fonds du contribuable congolais ;  vous créez vous-même des incidents en plus de cette dépense et vous donnez d’ailleurs de l’ampleur à l’activité des manifestants. C’est du faux calcul à mon avis qui se retourne tôt ou tard contre les dirigeants. C’est vraiment déplorable » déplore-t-il.

Celui-ci appelle les dirigeants à leur conscience afin que la cité soit gérée « normalement ».

« J’en appelle à la conscience de nos dirigeants. Il y a quand même moyen de se dépasser et de gérer la cite normalement. C’est d’ailleurs pour leur intérêt que de continuer à violer intentionnellement les droits de leurs propres concitoyens. Nous devons tous travailler pour un Etat de droit, la gestion du pays ne devrait pas se faire par sentiments. Nous en appelons vraiment à leur conscience » appelle Bahati Rubango Fiston.

Rappelons que depuis l’arrivée de l’actuel gouverneur du Sud-Kivu, aucune manifestation publique contre le pouvoir actuel n’a été autorisée. Pourtant Claude Nyamugabo et ses soutiens manifestent à leur gré sans avoir de soucis avec la Police Nationale Congolaise. Dans les organisations de défense des droits de l’homme on le qualifie désormais de prédateur de la liberté de manifester.  Son prédécesseur Marcellin Cishambo ne réprimait pas les manifestations, préférant que chacun « use de sa liberté sans nuire à celle de l’autre ».

Eric Shukrani

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