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Bukavu: 20 comités locaux de paix et de suivi du processus électoral créés dans les vingt quartiers (CAPG/SOCIÉTÉ CIVILE/MONUSCO)

C’est enfin ce jeudi 11 octobre 2018 que les jeunes hommes et femmes leaders sociaux locaux de la ville de Bukavu viennent de mettre sur pieds, d’une manière participative, les comités locaux de paix et de suivi du processus électoral dans les vingt quartiers que compte la ville de Bukavu, en présence de la Mairie de Bukavu et de la MONUSCO affaires civiles.

C’était au terme d’un atelier  de sensibilisation des acteurs de la société civile pour un processus électoral apaisé et la mise en place des mécanismes d’alerte précoce pour réduire les risques des violences liées au processus électoral, organisé par le Centre Africain de Paix et Gouvernance (CAPG) avec l’accompagnement financier et technique de la MONUSCO Affaires civiles. Ces travaux  ont connu quatre exposés introductifs suivis des échanges riches et civilisés autour des mécanismes d’alerte précoce  et de la création de ces vingt comités locaux de paix et suivi du processus électoral, qui se veulent être le bras de paix et de médiation  de la société civile à la base pour l’alerte précoce basé sur le principe de ne pas nuire. Les membres de ces comités recevront une capacitation permanente sur la paix, la non-violence, la médiation, les élections… Ces comités vont coopérer étroitement avec les dirigeants à la base et les assistants de liaison communautaire de la MONUSCO dans le cadre de l’alerte précoce en vue de contribuer à apporter une réponse rapide aux questions de paix et de suivi électoral à la base.

Le premier intervenant, le doyen Jean Bosco Muhemeri a parlé des mécanismes d’alerte  précoce et les méthodes non violentes des revendications pendant les élections. Le deuxième intervenant l’Abbé Dr Bahala a, quant à lui, exposé sur le rôle des medias pendant les élections en insistant sur l’importance et le rôle du CSAC. ( Le Conseil Supérieur de L’audio-visuel et de la Communication). Le troisième intervenant, Me Néné Bintu, avocate et cadre à la Commission Diocaisaine Justice et paix de l’Archidiocèse de Bukavu, a parlé de l’observation responsable pour un processus électoral apaisé. Le quatrième intervenant, M. Charles Mputu de la MONUSCO Affaires civiles, a parlé des élections et incidents objet d’alerte : principe d’alerte, schéma d’alerte et messages à donner. Ces exposés introductifs ont ouvert de vifs échanges constructifs.

Et enfin Bienvenu Karhakubwa, président du Centre Africain de Paix et Gouvernance (CAPG) et coordonnateur national de la campagne des organisations de la société civile CAP vers les élections pour le renouvellement et le rajeunissement de la classe politique en RDC, a conduit les participants dans la mise en place des comités locaux de paix et suivi du processus électoral dans la grande satisfaction de tous.

« La ville de Bukavu est désormais doté de ces puissants mécanismes pour réduire les risques de violences liées aux élections, assurer l’éducation informelle de la paix  et de la non-violence,  et servir de bras de médiation à la base, mais aussi éduquer la population à pouvoir élire les dirigeants des valeurs au profil des attentes du Congo nouveau pour promouvoir une gouvernance de proximité au service des intérêts communautaires en réponses aux besoins de notre peuple et aux attentes des nations par rapport à la mission de notre pays. Nous nous réjouissons de ce que ces jeunes hommes et femmes leaders dans ces milieux s’engagent à contribuer efficacement à la tenue des élections que nous voulons tous libres, crédibles et apaisés, mais aussi  sensibiliser la population à la base au vote utile pour élever des hommes et femmes de valeurs capables de gérer rationnellement la chose publique dans l’intérêt de tous.  Les élections, en effet, sont une affaires de tous et non de quelques individus»,  a noté avec satisfaction Karhakubwa, qui est aussi chercheur en Paix et Développement.

Le président urbain de la Société Civile de la ville de Bukavu, Me Zozo Sakali, s’est réjouit de la mise en place de ces comités locaux de Paix et remercie le -CAPG de doter la société civile à la base d’un bras de médiation, d’éducation à la paix et d’un mécanisme d’alerte précoce pouvant aider à apporter une réponse rapide aux problèmes de Paix et de suivi électoral qui se posent réellement sur terrain.

L’on se rappellera que cet atelier des jeunes hommes et femmes de Bukavu fait suite à un autre atelier du 04 au 05 octobre 2018 organisé par le même CAPG avec l’appui de la MONUSCO en faveur de même cible. Pouvons-nous déjà commencer à parler de transfert des compétences de la MONUSCO à la jeunesse congolaise en ce qui concerne la construction de la paix à la base et la participation des citoyens dans l’accompagnement électoral?

Cette expérience de création de comités locaux de paix et suivi du processus électoral va s’étendre dans les différents groupements, secteurs et chefferies de différents territoires de la province, et ensuite s’étendre dans d’autres provinces du pays, pour notamment amener le peuple congolais à se prendre en charge sur les questions de paix et de suivi du processus électoral, à en croire les organisateurs.

Les travaux de cet atelier ont été ouverts et fermés par le Maire de la ville de Bukavu, représenté.

La Rédaction

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