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Nindja : Marcel Munganga Cihugo destitué, Freddy Bataona installé à la tête de la chefferie

Freddy Bataona Nanindja a été enfin installé dans la soirée de ce jeudi 11 octobre après une vive tension dans cette chefferie qui porte le même nom.

Selon des sources sur place, le mwami Marcel Munganga Cihugo Ca Nanindja qui était jusque-là en fonction  a été arrêté et ramené à Bukavu par les Forces de la Police et de l’armée dépêchées sur place. (Photo d’illustration : Mwami Marcel Munganga destitué à côté de Bernard Zagabe, représentant du Gouverneur lors d’une cérémonie à Nindja il y a quelques mois).

Pour l’instant, la tension est perceptible dans la chefferie de Nindja où des habitants dans le camp du Mwami déchu n’acceptent pas ce geste et promettent d’aller récupérer la résidence du Mwami.

Plusieurs habitants sont en brousse et craignent des affrontements. On parle aussi des blessés parmi les habitants.

Marcel ramené de force à Bukavu

En attendant, les sources de Laprunellerdc.info révèlent que Marcel Munganga a été aperçu au Gouvernorat du Sud-Kivu ce matin de vendredi 12 octobre 2018. Cela pourrait mettre fin aux rumeurs qui le disait mort dans la cacophonie créée par la résistance des habitants en face des éléments de l’armée et de la Police.  Il aurait été acheminé par la suite à l’Agence Nationale des Renseignements, ANR.

Quelle sera la suite de cette saga coutumière qui vient d’être ressuscitée après plus d’un an d’accalmie dans cette chefferie ?  Pour la société civile de Kabare, la loi du plus fort a gagné.

Pour rappel, des éléments FARDC et ceux de la Police Nationale Congolaise se sont rendus dans la chefferie de Nindja ce jeudi 11 octobre pour installer Freddy Bataona demi-frère de Marcel Cihugo (jusque-là chef de chefferie), à la tête de la chefferie. Une chefferie qui connait d’énormes conflits depuis la mort de leur père Alexandre Nanindja Maheshe en 2016.

Plusieurs conflits fratricides se sont déclenchés jusqu’à l’installation de Marcel Nanindja comme successeur de son père par l’ancien gouverneur du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo.

Depuis un calme apparent est revenu dans cette chefferie.

Mais en Mai 2018, une lettre du ministre actuel de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles  Azarias Ruberwa venait compliquer encore une fois l’équation en demandant que le Gouverneur installe Freddy Nanindja comme chef de chefferie.

“Il ressort de tout ce qui précède que conformément aux dispositions légales, c’est vous qui revêtez la qualité de chef de chefferie d’autant plus que l’arrêté du vice-premier ministre, ministre de l’intérieur et sécurité dont il est question ci-avant n’avait pas été abrogé et demeure en vigueur. Du reste, il ne peut qu’abroger des agissements débordants du Gouverneur de Province. Il y a donc lieu que le Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur et sécurité que j’ai saisi par ailleurs ainsi que le gouverneur de province du Sud-Kivu, à qui je réserve copie de la présente, constatent avec nous-mêmes votre statut et que vous soyez installé par les services de l’État qui relèvent de leur compétence” écrivait Azarias Ruberw, à Freddy Nanindja.

Pourtant, le Gouverneur honoraire Marcellin Cishambo n’avait pas appliqué cet arrêté du ministre de l’intérieur cité par Ruberwa.

S’agit-il alors d’une application de la décision du ministère national de l’intérieur ? En tout cas, à Nyamoma personne ne préfère s’exprimer sur la question jusque-là.

Mais pour l’instant, les défenseurs des droits de l’homme désapprouvent ma méthode de l’autorité actuelle qu’ils accusent d’avoir réquisitionné la force au lieu de promouvoir le dialogue dans un dossier extrêmement délicat de la coutume. Le dialogue avec les gardiens de la coutume comme l’avait privilégié l’ancien Gouverneur.

La Rédaction

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Un commentaire

  1. parler d’une accalmie à nindja pendant cette période c’est parce vous ne savez pas la réalité. des pillages, tracasseries, démolitions des maisons des habitats, arrestations arbitraires voir même de tortures des agent de l’ordre (police et ANR) pour ne citer que cela.
    par ailleurs, faudrait-il suivre la procédure de l’installation d’un Mwami ou laisser passer les agissement débordant de l’ancien gouverneur chishambo!

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