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Crimes contre l’Humanité à Kalehe: L’État congolais va-t-il dédommager les victimes?

La République Démocratique du Congo devra s’acquitter des dommages et intérêts à l’égard des victimes des actes barbares qu’avaient commis les militaires du bataillon spécial à Katasomwa, Mirenzo et Chirimiro. Ils s’évaluent de 5000 à 10.000 dollars les sommes qui seront versées aux parties civiles, en fonction de la gravité des dommages qu’elles ont subies.

Si le colonel Mabiala a écopé de la prison à perpétuité, et a été radié des forces armées de la RDC, son co-accusé, l’Etat Congolais ne s’en est pas sorti indemne. Reconnue civilement responsable des actes commis par les hommes de son armée, la RDC devra dédommager les parties civiles pour tous les préjudices qu’ils ont subis lors des attaques des militaires FARDC en date du 7, 8 et 9 juin 2013.

Pour chaque victime de meurtre, et celles des viols, l’État Congolais est sommé de payer une somme de dix mille dollars, équivalent en francs congolais, afin de réparer les préjudices que les militaires du bataillon spécial avaient causés aux paisibles villageois de Katasomwa, Chirimiro et Mirenzo. Pour rappel, lors de ces représailles, 9 civiles avaient été tués et 13 femmes furent violées.

Quant aux victimes des actes de pillages, des incendies de maisons et de tortures, le tribunal a retenu à la charge de l’État congolais le paiement d’une somme de cinq mille dollars, équivalent en Francs Congolais.

Cette responsabilisation semble venue à point nommé afin d’assurer la réparation des préjudices causés aux victimes. Toutefois, la question de la matérialisation de ces dédommagements reste entier. Comme dans bien d’autres dossiers où la responsabilité civile de l’État congolais a été engagée, la RDC ne s’est jamais acquittée du paiement de dommages à ses victimes.

Reste à savoir si pour le cas des crimes de Mirenzo, Chirimiro et Katasomwa, l’ère de l’insolvabilité de l’État congolais va sonner sa fin.

Honneur-David Safari

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