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Arrivée massive des militaires à Bagira/Bukavu: «C’est une permutation normale» répond la région militaire

La 33ième Région militaire craint une tentative d’instrumentalisation de la question de permutation des militaires dans la ville de Bukavu ; et spécialement ceux qui ont été envoyés dans la commune de Bagira. « Nous étions surpris, nous avons vu le document déjà écrit par la Société civile et disperser un peu partout, nous regrettons, nous demandons à cette même société civile avant d’écrire quelque chose qui concerne la sécurité, qui concerne l’armée, il faut qu’elle voit les autorités militaires pour des explications ».

Une mise au point intervenue après l’alerte de la société civile de Bagira sur « l’arrivée massive » des militaires qui dit-on ont « délogés plus de 80 familles des anciens combattants dans leurs maisons respectives ».

Dans une interview accordée à la rédaction de Laprunellerdc.info, le porte-parole adjoint de la 33ième région militaire, parle d’une « permutation normale des militaires » après plusieurs dénonciations des acteurs de la société civile sur des éléments qui ont trop duré dans une entité.

«Dans sa logique, le commandant de la 33ème région militaire, voulait démilitariser toute la ville de Bukavu. C’est-à-dire, mettre les militaires là où ils doivent être trouvables et savoir ils sont sous quel commandement. Tout ça c’est pour chercher la sécurité de la population et ses biens. C’est dans ce contexte que le commandant a pris la décision de prendre certains militaires qui  étaient au camp Saio et les amener  dans différents camps. C’est soit à Bagira, soit à Nyamunyunyi ; et ceux qui étaient à Nyamunyunyi ou Bagira, les amener peut-être Camp Saio. C’est une permutation normale des militaires, un exercice que doit faire tout militaire, un militaire n’est pas appelé à rester à un endroit pendant longtemps » répond Dieudonné Kasereka.

Par rapport aux familles des anciens combattants « délogés » dans un camp d’un quartier de Bagira, le porte-parole de la 33ième région militaire explique :

« Quand les militaires sont arrivés au camp JM à Bagira, ils ont trouvé qu’il y avait des démobilisés, une vingtaine de démobilisés, et ces démobilisés ne doivent pas se retrouver au camp parce qu’ils sont déjà civils. Mais le commandant les a invités, il a parlé avec eux, il a compris que ces gens ont besoin d’être rapatriés chez-eux dans leurs villages, ça c’est le premier cas. Le deuxième cas concerne le problème des anciens combattants. Là aussi ils doivent rester dans leur maisons, ils sont au nombre de sept, le commandant a demandé qu’ils puissent rester dans leurs maisons. Le troisième cas, c’est le cas des femmes veuves. Elles aussi doivent rester dans leurs maisons ; mais le quatrième cas c’est le cas des civils qui habitent illégalement dans le camp militaire. C’est comme ça que nous sommes allés voir ces gens, ils nous ont dit qu’ils avaient acheté ces maisons auprès de l’ONEL, le commandant a demandé que ces gens puissent amener leurs documents, là où ils vont prouver qu’ils ont acheté ces maisons. Et les dossiers seront traités cas par cas. Ces gens qui sont des civiles qui habitent le camp JM, sont des enfants des anciens combattants qui sont décédés il y a trop longtemps, et parmi ces enfants-là, il y a les femmes qui sont mariées, qui ont pris comme maris les hommes civiles ; ils ont amené ces hommes dans le camp, il y a les enfants garçons qui ont épousé les civiles, ils ont amené ces civiles dans le camp. Ils sont une trentaine des familles que le commandant est en train d’étudier leur cas pour savoir comment le résoudre. Mais je regrette une chose, la société civile avant d’écrire une chose ils doivent être informés de la réalité.  C’est la même société civile qui a demandé au commandant de démilitariser la ville ; parce qu’ils se sont plaints que les militaires se trouveraient dans des cités, ils habiteraient dans des maisons de civiles, et la stratégie de commandant seraient de récupérer les civiles et les cantonnés.  Ils doivent commencer à écrire, à demander une chose et son contraire, c’est très regrettable » explique le capitaine Kasereka.

Dans une déclaration rendue publique le 4 janvier dernier, la Société Civile noyau communal de Bagira dans la ville de Bukavu dénonçait « l’insécurité dont fait face la population de ce coin de la ville de Bukavu suite à l’arrivée massive des groupes des militaires » dans leur commune.

Ces militaires dont elle disait ignorer « l’origine et la destination » sont logés aux quartiers Lumumba et Nyakavogo et « ont délogés plusieurs personnes dans leurs maisons dont plus de 80 familles des anciens combattants au quartier D et plus de 20 autres familles des démobilisés au quartier C. »

Son président Gentil Kulimushi, alertait également sur le calvaire de ces familles qui  passent désormais la nuit à la belle étoile derrière la maison communale de Bagira.

Eric Shukrani

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