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RDC-Présidentielle: « le moment clé c’est d’entendre le président de la CENI prononcer le nom d’un opposant comme vainqueur » N.Kyalangalilwa (Société Civile)

Plusieurs réactions au Sud-Kivu après l’annonce de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) déclarant Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018.

Nicolas Kyalangalilwa, membre du bureau restreint de la puissante Société civile du Sud-Kivu, met en avant le symbole que représente cette victoire d’un opposant dans un pays qui n’est pas en pool position sur le plan démocratique.

« Le moment clé c’est d’entendre le président de la CENI prononcer le nom d’un opposant comme vainqueur alors que tout le monde avait peur » dit-il, sans oublier de rappeler des problèmes et irrégularités qui ont émaillé le processus.

Sur 18 millions des suffrages exprimés, Kyalangalilwa note que l’opposition (CACH et LAMUKA) a eu à elle seule plus de 13 millions des voix ; un pourcentage élevé en faveur du changement, dit-il.

«Il y a eu 13 millions en faveur  du changement. Le peuple a voté pour le changement. Et si le peuple a voté pour le changement, ce n’est pas une victoire pour Félix  Tshisekedi, c’est une victoire du peuple qui a décidé qu’il faut changer. Nous espérons que nos amis opposants qui ont gagné les élections vont se mettront ensemble pour unir le Congo car avec 38%, il faut vraiment rassembler. J’insiste que toute sorte des tractations devra prendre en compte le fait que le peuple a opté pour le changement. Lamuka et Cach à eux-mêmes ont obtenu plus de 70% de l’électorat. Le message du peuple est clair.» fait-il remarquer dans son intervention dans l’édition spéciale élection sur radio Svein Bukavu.

Il avertit qu’il « faut éviter que tous ces résultats soient encore chambardés » dans le contexte actuel congolais. Celui qui dirige l’Observatoire Électoral de la Société Civile se réjouit par ailleurs de la forte présence des opposants dans toutes les instances de décision. Cela pourrait aider à stopper l’influence grandissante de la seule coalition du pouvoir et forcer les dirigeants à négocier, à discuter pour le juste milieu, espère-t-il.

Thomas Uzima

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