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RDC : qui détient la réalité indéniable des urnes ?

La vague de remise en cause des résultats de la présidentielle en RDC se poursuit. Pourtant, elle semble se tenir sur aucune évidence. Dans les différentes parties prenantes au processus électoral, il s’observe un tâtonnement nourri autour du verdict qu’a rendu la Commission Électorale Nationale Indépendante.

La multitude de ce que les gagnants appellent « supputations », qui ont suivi la proclamation de Félix Tshisekedi, comme président élu de la RDC, fait couler beaucoup d’encre et de salive. Différentes parties-prenantes ont dit ne pas retrouver la vérité des urnes dans ces résultats. Par ailleurs, toutes semblent s’en tenir aux seules preuves que détient la CENI.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) est l’une des organisations ayant largué le plus grand nombre d’observateurs sur le terrain. Un total de 40000 agents aurait été mobilisé. De cette force, le clergé prétend détenir les données révélant la vérité des urnes. Quelques jours avant la proclamation des résultats, la CENCO annonçait savoir le nom du président élu. Mais jusqu’à présent, il s’observe que l’église hésite toujours à exposer les données dont elle dispose ; alors qu’en vertu des évidences du moment, les hommes de Dieu se devait de communiquer leur vérité afin e départager les politiques, au vu de leur degré de notoriété.

Cette vérité tarde à être dévoilée, d’où la légitime question de la véracité de toutes les enchères fusant de tous les camps. Se tenant à  ses mœurs, on peut constater que l’église ne veut pas prendre le devant dans une affaire qui est susceptible t’entamer sa personnalité. Il en découle que l’église serait en panne de certaines données.

De son côté la plateforme Lamuka, qui  s’estime lésée par la CENI, semble ne pas être capable également de prouver sa victoire. Ayant participé à l’élection, et alléguant avoir été représenté dans tous les centres de vote, il est étonnant de réaliser que Lamuka ne détient pas des preuves éloquentes, susceptibles de plaider à sa faveur. Des propos des différents communicateurs de la Plateforme chère à Martin Fayulu, aucune fluidité de langage. Les certaines preuves évoquées lors de sorties médiatiques, des communicateurs de Lamuka, ne font allusion qu’au score de Martin Fayulu dans la ville de Kinshasa. Ailleurs, on ne fait que des extrapolations.

Dans le camp du Cap pour le Changement, la coalition qui soutient le président proclamé élu, la situation est loin d’être différente. Ils sont accusés d’avoir formaté un deal avec Joseph Kabila. Eux-mêmes réfutent cette allégation, et semblent soutenir que leur victoire reflète la réalité issue de leur centre de compilation, dont ils se ventent.

De même que leur partenaires, de Lamuka, les acteurs  du CACH peinent à démontrer, PV à l’appui, que les accusations portées eux n’ont aucun fondement logique.

De la part de la CENI, on a constaté des résultats grotesques, ne laissant transparaitre aucune lumière sur les résultats sortis des centres de vote, ni même ceux obtenus aux centres locaux de compilation de résultats. Pour l’instant, à Minembwe on clame détenir toujours les PV de bureaux et, on se demande quel en sera le sort, alors que les résultats globaux ont déjà été proclamés.

Tout compte fait, il sied de constater que les différentes parties-prenantes à l’élection ne se sont pas pertinemment préparés pour la récolte des résultats, d’où la vague d’incertitude. De ce faire, dans le  futur, des tirs devront être rectifiés pour espérer corriger les erreurs constatées à l’issue de cet exercice.

La Rédaction 

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