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Sud-Kivu: au moins 7 cas des corps sans vie rapportés au courant de la semaine du 4 au 10 février

La semaine du 4 au 10 février 2019 a été caractérisée par des morts « silencieuses » dans la ville de Bukavu et dans différents territoires du Sud-Kivu.

De Bukavu, Kalehe en passant par Uvira jusqu’à Fizi, ce sont des corps sans vie qui ont été découvert sans savoir mettre au clair pour l’instant les raisons de ces décès.

A Bukavu par exemple, deux corps sans vie ont été rapportés dans deux communes de la ville.

Le premier corps de monsieur Cikuru Kakuru de Cimpunda a été retrouvé sur avenue Murhundu au quartier Kasali dans la commune de Kadutu. Selon la société civile, son corps présentait des signes d’étranglement au coup.

Le samedi dernier, un autre corps sans vie a été découvert dans un camion non loin du terrain de Mukukwe au quartier Ndendere. Un homme d’une dizaine d’années, selon la société civile. Difficile de dire pour l’instant la cause de cette mort.

A Kalehe, au Nord de la province du Sud-Kivu, c’est un autre corps sans vie qui a été rapporté par la société civile de Mbinga-Nord.

Un corps d’un pêcheur a été découvert samedi dernier au Beach Kasunyu dans le village Bubale 1, groupement de Mbinga-Nord, chefferie de Buhavu dans le Territoire de Kalehe.

Là, la société civile parle de la consommation de la boisson fortement alcoolisée comme cause de la mort de cet homme de 19 ans.

A Uvira par contre, c’est au total 4 cas qui ont été répertoriés au courant de la semaine.

Deux corps ont été découverts lundi 4 février matin dans  groupement de Kagando au nord de la cité d’Uvira. Selon les acteurs de la société civile, un corps a été retrouvé dans un champ et le second devant une école de la place. Difficile là aussi d’avoir les circonstances de la disruption de ces personnes.

Quelques jours plus tard, le corps du motard Basubi de Kamanyola a été retrouvé jeudi soir vers Lubarika/Kamonyi dans le groupement d’Itara.

Selon les acteurs de la société civile, il transportait des clients qui auraient profité pour l’étrangler le mardi soir.

«Le but de ces criminels était de s’emparer de la moto» pense Yves Ramadhani de l’organisation Réseau Local pour la Protection des Civils.

Un corps autre sans vie a été retrouvé entre Rushima et Kitemesho  dans la plaine de la Ruzizi ce dimanche 10 février 2019.

André Byadunia, porte-parole de la Nouvelle Société Civile axe Sud et président de la Jeunesse territoriale d’Uvira, il pourrait s’agir cette fois d’une mort par accident.

Selon lui, cette personne serait morte après avoir été percuté par un véhicule dont on ignore la destination jusque-là.  

A Fizi, un peu plus loin d’Uvira dans le Sud-Sud, un boucher du nom de Sote Maurice Magodio du village Katanga dans le groupement Balala-Sud, secteur de Mutambala a été enlevé et retrouvé mort le jeudi 7 février dernier à 21 heures. Une information confirmée par la société civile locale.

Toujours pas d’enquête ni des pistes chez les officiels

Si les uns et les évoquent plusieurs causes de décès de ces personnes, personne n’est à mesure de dire avec certitude les causes exactes de décès de ces citoyens.

Si tous ces cas sont rapportés par plusieurs médias locaux, les autorités judiciaires et/ou politiques restent quant à elles silencieuses sur ces alertes.

A Bukavu par exemple, le chef de quartier adjoint de Cimpunda craint que les prisonniers bénéficiaires d’une grâce présidentielle ne soient à la base de l’insécurité. Bébé Mulegwa affirme que plusieurs criminels arrêtés et connus comme auteurs de l’insécurité dans la commune de Kadutu ont été libérés et peuvent insécuriser l’entité.

Dans le Sud de la province (Uvira et Fizi particulièrement), plusieurs activistes des droits de l’homme pointent du doigt l’activisme des groupes armés nationaux et étrangers.

Ici, des groupes armés antagonistes attribués au Rwanda et Burundi font la loi dans plusieurs entités et villages de la région Sud, selon l’ONG ACMEJ ( l’Association Contre Le Mal et pour l’Encadrement de la Jeunesse, ayant son siège à Katogota dans la plaine de la Ruzizi).

Des règlements des comptes ne seraient pas écartés dans tous ces cas.

Pour l’instant, l’autorité est appelée à trouver des solutions face à cette insécurité qui refait sur face sous cette forme depuis plusieurs mois dans la province du Sud-Kivu. Et les enquêtes judiciaires devraient aboutir pour connaître les responsables et les punir conformément à la loi.

Selon Sajecek Forces Vives, une organisation spécialisée dans la gouvernance sécuritaire, c’est au total 345 personnes qui ont été tuées au courant de l’année 2018 dans la province du Sud-Kivu. 881 maisons attaquées par des bandits armés, 232 cas d’enlèvement et 36 cas de justice populaire. Un bilan présenté par l’organisation dans son « Bulletin Surprise » de ce 23 janvier 2019.

Laprunellerdc.info

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