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Uvira: ACMEJ demande à l’armée et la Monusco de tout mettre en œuvre pour éradiquer les groupes armés

L’ Association Contre le Mal et pour l’Encadrement de la Jeunesse (ACME) dénonce l’insécurité persistante dans le territoire d’Uvira et demande à la Monusco et aux forces armées de la République démocratique du Congo FARDC à fournir beaucoup d’efforts à travers le Dialogue mais aussi des actions de contraintes militaires pour éradiquer les groupes armés et maintenir la paix dans cette partie de la province du Sud-Kivu.

Cette association donne un bilan avec détails de violations de droits de l’homme répertoriés dans la deuxième quinzaine du mois de février et certains cas de l’insécurité signalés entre le 21 et 26 février.

«Dans la soirée du 21 février 2019, des hommes armés apparentés aux combattants Maïmaï du commandant Buhirwa ont fait incursion dans le village de Nyawera, dans les moyens plateaux de Lemera, en enlevant sept personnes civiles de ce village, qu’ils ont amenées dans leur maquis ou fief  Dans la soirée du 24/02/2019 à Kidote/Lemera, des enfants des habitants civils de Kidote qui paissaient les chèvres, se sont rencontrés avec des combattants Maïmaï du groupe armé de BUHIRWA, qui leur ont ravi une dizaine de chèvres en les emportant dans leur fief. Dans la matinée du 24 février 2019, le Pasteur de l’église de la 8e CEPAC KIBANGA, monsieur Birizene Rushonji quittait Lemera-Centre pour se rendre à l’église à Kibanga. En cours de route, il est tombé dans l’embuscade d’hommes armés Maïmaï apparentés au groupe armé de Buhirwa et de son grand frère MWENYEMALI. Ces assaillants l’ont enlevé et amené dans la brousse dans leur fief à Rugeje.”, explique le document

Dans ce document de dénonciation publié par cette association, le rédacteur déplore également l’intégration d’un militaire de FARDC cité dans  certains cas d’insécurité dans la plaine de la Ruzizi dans le bureau de renseignements du 3302ième  régiment, comme chef S2 adjoint.

“Cet officier militaire, sous arrêts à l’auditorat militaire d’Uvira, est cité par les criminels arrêtés à l’auditorat militaire d’Uvira comme auteurs de l’embuscade et du pillage faits à Bwegera en date du 18 février 2019, quand deux minibus de passagers qui se rendaient à Uvira et à Rubanga ont été dévalisés. Plusieurs leaders locaux et défenseurs des droits humains ont condamné avec toute énergie ce pillage et cette embuscade en demandant aux instances judiciaires militaires d’en sanctionner les auteurs » dit la dénonciation.

Or, selon des informations en notre possession, l’officier militaire Kazadi aurait été toujours en connivence avec des hommes armés coupeurs de route dans la Plaine de la Ruzizi.” renseignent ce document.

Notons que l’insécurité se porte bien dans cette partie de la province du Sud-Kivu où il ne se passe pas deux jours sans que des cas d’insécurité ne soient signalés. Les plus grandes victimes sont des passagers de bus des agences qui empruntent la route nationale numéro 5 pour se rendre dans la ville d’Uvira et la partie Sud de la province.

Jean-Luc M.

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