ActualitéPolitiqueUncategorized

Sénatoriales Sud-Kivu: dans un contrat proposé aux députés provinciaux, Namur Katintima dévoile les grandes lignes de sa future action

Le Candidat sénateur Mihigo Katintima Namur était face à ses électeurs, les  députés Provinciaux ce mercredi 13 mars 2019 lors de la séance consacrée à la campagne électorale. Il s’est proposé de concentrer l’essentiel de ses actions parlementaires autour de la « Défense de l’autonomie complète de la province et le développement local ». Un véritable contrat avec la base et les députés provinciaux qui vaut la peine d’être scruté à la loupe durant les 5 prochaines années.

« En examinant l’expérience de la gouvernance de deux précédents mandats, l’on se rend rapidement compte qu’il n’y a pas eu assez des marges manœuvres dans plusieurs domaines permettant aux provinces d’assurer localement leur développement. Les provinces sont restées presque sous-tutelle du pouvoir central décidant sur plusieurs questions d’intérêt provincial sans égard aux institutions provinciales en violation de la Constitution et de la loi portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces » fait-il remarquer.

Appel au vote en faveur du candidat

Aux députés provinciaux du Sud-Kivu, Namur Mihigo Katintima sollicite leur vote massif en faveur de sa modeste personne en vue de lui permettre d’engager cette lutte en faveur de notre province du Sud-Kivu en particulier et de toutes les provinces de la RDC en général.

« Voter pour Mihigo Katintima Namur, c’est promouvoir les personnes vivant avec handicap et de ce fait, déclencher l’application de l’article 49 de la Constitution »

Cette législature, fait-il remarquer est une occasion unique offerte au peuple pour la mise en œuvre des réformes constitutionnelles restées en souffrance depuis les mandats passés. « En votant pour ma modeste personne, les Honorables Députés provinciaux auront affirmé leur volonté de chercher les moyens pour la province et assurer également la stabilité politique en province en limitant les interventions injustifiées du pouvoir central dans les affaires provinciales ».

Personne vivant avec handicap, Namur Mihigo Katintima demande aux députés provinciaux de se démarquer en devenant la première instance du pays qui tienne compte de la représentativité de cette catégorie des citoyens.

« Je demande à notre Assemblée provinciale du Sud-Kivu de se démarquer en devenant la première instance au pays qui tienne compte de la représentativité des personnes vivant avec handicap. Voter pour Mihigo Katintima Namur, c’est promouvoir les personnes vivant avec handicap et de ce fait, déclencher l’application de l’article 49 de la Constitution » dit-il aussi aux députés provinciaux.

Quel sera alors le rôle à jouer et les missions à accomplir par le candidat Mihigo Katintima Namur s’il est élu sénateur?

Aux termes de l’article 100 de la Constitution, rappelle -t-il devant les députés provinciaux, la mission de tout parlementaire, est de légiférer et contrôler l’exécutif. « Je ne vais donc pas m’y attarder et tiens donc à démontrer de quelle manière je réaliserai ces fonctions. Mon rôle de parlementaire s’exercera à deux niveaux : le niveau provincial et le niveau national car selon l’article 104 de la Constitution, « le Sénateur représente sa province mais son mandat est national »

Dans l’exercice du mandat pour le compte du niveau provincial

Dans ce chapitre, Namur Katintima se dit très soucieux de la défense des intérêts de la province vis-à- vis du pouvoir central en vue de permettre à celle-ci de se développer. Pour lui, le développement de la RDC devra désormais être envisagé au niveau de la base et non du sommet de l’Etat. Son souci, dit-il, est donc de voir les provinces de la RDC jouir effectivement de leur statut de libre administration dans le respect de dispositions consacrant leur fonctionnement.

« De ce fait, j’envisage une fois élu de centrer mon action parlementaire (questions orales et écrites avec ou sans débat, missions de contrôle et motions) durant tout le quinquennat autour du plaidoyer visant à ce que soient améliorés et/ou respectés les droits de la province en matière du fonctionnement de ses institutions, ses finances et ses compétences » promet le candidat.

j’initierai une proposition de loi pour améliorer la loi sur la libre administration des provinces afin d’interdire expressément au pouvoir central de suspendre ou de fermer les activités des Assemblées provinciales

  1. Le fonctionnement des institutions de la province

Dans cette optique, le candidat Namur Katintima note qu’il est aujourd’hui important d’arrêter les ingérences du pouvoir central dans le fonctionnement des institutions provinciales car il vient d’être observé que celles-ci sont également à la base du faible rendement des animateurs de ces institutions.

« Les provinces ne sont pas des ETD pour que leurs institutions soient sous la tutelle du Ministre de l’Intérieur. Aucun texte, ne donne à ce dernier une compétence de suspendre les activités d’une Assemblée provinciale ou carrément de la fermer pour quelque motif que ce soit comme cela était le cas durant ces deux mandats. Il faudrait que cela cesse et que les Honorables Députés soient libres d’exercer leur contrôle parlementaire et en cas de besoin sanctionner dans le respect de la procédure tout dérapage de la part d’un gestionnaire. Ainsi, j’initierai une proposition de loi pour améliorer la loi sur la libre administration des provinces afin d’interdire expressément au pouvoir central de suspendre ou de fermer les activités des Assemblées provinciales. Dans le même cadre, le Ministre de l’Intérieur sera chaque fois interpellé en cas de prise d’une telle décision » 

Sous un autre angle, fait remarquer le candidat, il faudra lutter contre la tutelle du pouvoir central sur le gouvernement provincial dans l’exercice de ses compétences exclusives et assurer un contrôle permanent de l’exercice de celle-ci dans les compétences déconcentrées du pouvoir central.

  1. La mise en œuvre des compétences accordées à la province

Devant les députés provinciaux, le candidat Namur Katintima pense qu’il faudra matérialiser le transfert des compétences aux provinces en définissant les modalités claires quant à ce.

« Il est temps que les provinces puissent exercer effectivement leurs compétences conformément aux articles 202, 203 et 204 de la Constitution. J’initierai une proposition de loi qui permettra de responsabiliser les provinces en vue d’éviter que les solutions aux questions qui ne concernent qu’une province de manière particulière soient attendues de Kinshasa » soutient-il.

  1. L’allocation des moyens financiers à la province

La Constitution de la RDC a, depuis 2006, alloué aux provinces 40% des recettes à caractère national perçues dans leurs juridictions. Fort malheureusement, ce principe de la retenue à la source posé à l’article 175 de la Constitution est resté lettre morte au profit du maintien du principe de rétrocession, fait remarquer Namur Mihigo Katintima.

« Cette pratique anticonstitutionnelle de rétrocession se fait également sur base de critères discriminatoire et arbitraire entre les provinces. Or, en réalité la répartition des recettes à caractère national doit être fonction des critères de capacité de production et du nombre de sa population comme le prévoit à titre d’exemple l’article 115 de la loi organique n°08/016 du 07 Octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des entités territoriales décentralisées et leurs rapports avec l’Etat et les provinces »

Évoquant le rapport de la Cour de comptes publié en 2013, le candidat note que les provinces à grande capacité de réalisation, à savoir : Katanga, Bas-Congo, Kinshasa, Nord-Kivu et Sud-Kivu n’ont pas reçu les 100% de leurs recettes attendues. « Elles sont toutes en deçà de 100% ».

En revanche dit-il, les provinces à moindre capacité de réalisation, notamment Bandundu, Équateur, Kasaï Occidental, Kasaï-Oriental, Maniema et Province Orientale ont toutes reçu plus de 100% de leurs recettes attendues. « Elles sont donc au-delà de 100% ».

« Je prends devant les Honorables Députés provinciaux l’engagement d’être le porte étendard de cette lutte au sénat de la RDC afin que les modalités de retenue à la source soient clairement définies ».

Il y a eu, sans succès, plusieurs réclamations des Gouverneurs de Province pour que la retenue à la source soit directement d’application conformément à l’article 175 de la Constitution.

La non-application de l’article 175 de la Constitution par le pouvoir central a une conséquence négative sur les rapports entre les ETD et les Provinces.  Ces dernières estiment qu’elles perçoivent des forfaits qui ne leur permettent pas de rétrocéder aux Entités Territoriales Décentralisées. Finalement, l’enlisement de la décentralisation financière et de la retenue à la source ne permet pas le développement à la base. La retenue à la source est l’une des clés du succès du régionalisme politique adopté massivement par le peuple congolais à travers l’actuelle Constitution, évoque-t-il.

Il rappelle par ailleurs que la Cour des Comptes a au cours d’un Audit des recettes à caractère national des régies financières DGDA, DGI et DGRAD publié par elle en février 2013 a estimé aussi qu’au regard du taux moyen de rétrocession aux provinces de recettes à caractère national entre 2007 et 2010, soit 42,02%, les dispositions de l’article 175 de la Constitution peuvent être appliquées. « Cette position de la Cour de comptes doit être capitalisée par les défenseurs de la province que sont les sénateurs »

« Je prends devant les Honorables Députés provinciaux l’engagement d’être le porte étendard de cette lutte au sénat de la RDC afin que les modalités de retenue à la source soient clairement définies.Et si, par surprise, un refus est opposé à cette démarche d’opérer un changement en faveur de la retenue à la source, je me mobiliserai pour que la rétrocession se fasse au prorata de la capacité productive de chaque province. Toutefois, notre engagement pour la fin de cette violation de la Constitution restera inébranlable et je saisirai le cas échéant les juridictions compétentes notamment la Cour Constitutionnelle pour régler ce conflit de compétence entre le pouvoir central et les provinces conformément à l’article 161 de la Constitution. Tout en étant partisan de l’Unité de la RDC et de la solidarité nationale, je veillerai à ce que le Sud-Kivu reçoive les recettes qui lui reviennent de droit. Par ailleurs, je veillerai à ce que les provinces à faible capacité productive soient celles qui reçoivent en priorité les recettes issues de la caisse nationale de péréquation qui devra impérativement se mettre en place au plus tard lors de la session de mars 2020″ promet Namur Katintima.

L’exercice du mandat pour le compte du niveau national

Le candidat de l’Alternance 2018, allié de l’UNC promet d’inscrire son action au niveau national dans la protection de l’environnement, l’éducation, la représentativité des minorités dans les institutions publiques, la construction des infrastructures de base.

  1. La protection de l’environnement au cœur de notre travail parlementaire

Dans son exposé, le candidat sénateur note que l’ensemble des textes législatifs et réglementaires actuellement en vigueur en RDC mérite d’être renforcé pour prendre en charge certaines questions spécifiques de dégradation de notre environnement. Parmi ces questions figurent la gestion de déchets et la salubrité publique. « A travers, une proposition de loi j’envisagerai la mise en place d’une structure nationale de gestion de déchets en vue d’assainir nos villes et de les rendre salubres » dit-il.

L’exploitation du Gaz méthane se trouvant dans le Lac Kivu doit figurer parmi les priorités de ce quinquennat. Ce Gaz constitue en effet, à la fois une richesse et un danger. Plusieurs sonnettes d’alarmes ont été lancées pour éviter une éventuelle catastrophe à la ville de Bukavu et ses environs. « Je mènerai donc des démarches pour que le gouvernement prenne des dispositions afin d’exploiter cette ressource ».

  1. La représentativité des minorités dans les institutions publiques

« Je prends devant les Honorables Députés provinciaux, l’engagement d’initier une proposition de modification de la loi électorale en vue d’obliger, sous peine de rejet, chaque parti politique à aligner jusqu’à 30% les femmes sur sa liste de candidatures.  En outre, la matérialisation de l’article 49 de la Constitution qui exige à l’Etat de promouvoir la présence de la personne vivant avec handicap au sein des institutions nationales, provinciales et locales fera l’objet d’une proposition de loi » s’engage Namur Katintima.

  1. La construction des infrastructures de base

Dans ce secteur, il promet qu’un contrôle parlementaire permanent sera maintenu en recommandant que les infrastructures bien identifiées pour leur importance soient restructurées, réhabilitées, rénovées, restaurées selon le cas.

  1. L’éducation

Ayant exercé comme enseignant sur une longue période, celui-ci promet une place de choix à l’amélioration de la qualité de l’enseignement tout au long de mon mandat parlementaire. D’ailleurs, promet-il, une proposition de loi portant modalités de mise en œuvre de la gratuité de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel sera initiée dès la session de septembre en vue de définir les responsabilités du pouvoir central et des provinces sur cette question en attendant le transfert effectif de cette compétence à la province.

Le rapport entre l’élu sénateur et l’assemblée provinciale

Au-delà des canaux prévus pour maintenir les contacts entre le sénateur et l’Assemblée provinciale (vacances parlementaires, consultations des Présidents de Assemblées Provinciales, descente de missions officielles en Provinces), celui-ci promet de mettre en place un mécanisme de communication avec les députés provinciaux afin de recueillir leurs avis sur tous les débats en cours au Parlement pour les faire remonter.

Qui est donc Papa Namur, comme on l’appelle affectueusement à Bukavu?

Mihigo Katintima Namur, est un citoyen congolais né à Kaziba, le 08 Mars 1961. Il est marié et père de 9 enfants.

Pédagogue de formation et de carrière, il est un ancien préfet des études à IBULA à Ngweshe dans le territoire de Walungu. Celui-ci a milité depuis les années 1990 contre l’instauration de la prise en charge des enseignants par les parents (Prime) et compte contribuer significativement pour que l’Etat reprenne cette charge. Il a été un opérateur économique prospère entre  1993 à 2000.

« Toute ma lutte politique se fonde sur le passage biblique de Proverbes 29 :2

Depuis 2011, il exerce les fonctions de secrétaire exécutif adjoint au sein de la section urbaine de l’UNC/Bukavu.

« Mon engagement politique date des années 1990 avec l’adhésion à l’UDPS dont j’ai assuré la Direction de la section de Panzi ».

Durant ces dix dernières années, dit-il, il a milité pour le renouvellement de la classe politique et le changement de la manière de gouverner le pays par la conscientisation et mobilisation des citoyens à travers les médias et les matinées politiques de son parti politique, l’UNC.  « Toute ma lutte politique se fonde sur le passage biblique de Proverbes 29 :2 « Quand les méchants dominent le peuple gémit mais quand le nombre des justes augmente le peuple est dans la joie ».

« Bref, la Bonne Gouvernance est mon cheval de bataille. Je suis convaincu que l’amélioration de la gouvernance en RDC passera par l’accroissement du nombre des véritables défenseurs des provinces afin que celles-ci soient à mesure de réaliser leurs missions »

En conclusion, Namur Mihigo Katintima appelle de tout son vœu les députés provinciaux du Sud-Kivu à lui accorder leur voix pour poursuivre la lutte de la défense des intérêts populations et cette fois dans un cadre institutionnel.

Cap donc vers le suivi de la matérialisation de toutes ces promesses durant les 5 prochaines années si le Namur Katintima est élu sénateur. Et le suspens sera levé ce vendredi 15 mars 2019 lors de ce vote très disputé. Ici, 48 députés provinciaux devront se choisir 4 sénateurs sur les 44 prétendants. 

Jean-Luc M.

Tags
Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer