ActualitéEconomieSociétéUncategorized

Journée mondiale de l’eau: la région de Misisi (Fizi) au Sud du Sud-Kivu fait face à un manque criant d’eau potable

La Journée mondiale de l’eau est célébrée le 22 mars de chaque année avec des thèmes différents.

Il s’agit d’une journée internationale instituée par l’Organisation des Nations unies. Proposée dans l’Agenda 21 au cours du sommet de Rio en 1992 et adoptée le 22 février 1993 par l’Assemblée générale des Nations unies. Mais des millions d’habitants du monde ont toujours un problème très sérieux d’eau.

C’est le cas de la République Démocratique du Congo.

L’accès à l’eau potable est l’un de grand problème qui gangrène la population à Misisi une cité minière qui se situe à une soixantaine des kilomètres de Fizi centre dans le secteur de Ngandja, au Sud du Sud-Kivu.

A Misisi un bidon de 20 litres d’eau coûte 500 Francs congolais, cette eau est un véritable business.

Les vendeurs d’eau communément appelés «Hydrau» se réveillent très tôt à 5 heures pour aller puiser à la source communément appelée «Bipompa».

un « hydro » au « Bipompa » en train de puiser de l’eau dans la région de Misisi./Fizi. Ph. Laprunellerdc.info

Le bipompa  est un trou creusé et où l’eau stagne. Au retour de la source les hydrau étalent leurs bidons le long de la route et dans certains coins des avenues où des habitants passent tour à tour pour acheter l’eau  à 500 francs le bidon de 20 litres.

A part l’eau vendue dans un bidon, il y a de l’eau froide emballée dans un sachet pour être vendu à la population. Un autre business car un sachet de 50g d’eau congelée est vendu à 200 francs congolais ou à 3 sachets à 500 Francs.

Un sachet d’eau vendu à Misisi dans la région de Fizi. Ph. Laprunellerdc.info

Cette eau est impropre à la consommation mais vu qu’elle est froide et compte tenu de la forte température que connaît Misisi les paisibles citoyens n’ont pas d’autres choix que la consommer pour étancher leur soif.

Cette situation cause plusieurs maladies hydriques dans cette région minière du territoire de Fizi.

Sur place aux «Bizola» aucune solution pour rendre cette eau potable afin de limiter les dégâts liés à la consommation de l’eau souillée.

La région de Misisi n’est pas la seule à connaître le problème d’eau dans la région de Fizi. C’est un problème presque général dans ce territoire.

Dans certaines zones, les Organisations non gouvernementales tentent de purifier cette eau afin de stopper la chaîne de choléra. C’est par exemple le MSF dans la région de Baraka.

Les habitants d’autres coins et spécialement ceux de Misisi souhaitent que ces ONG s’implantent également dans la région afin de soulager tant soit peu leur souffrance.

Jean-Luc M.

Partager cet article
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Tags
Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer