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Bukavu: le PFCGL annonce le début de la construction d’un bâtiment moderne pour les services à la frontière Ruzizi 1

Le Projet de Facilitation du Commerce dans la région des Grands-Lacs (PFCGL) annonce le début des travaux de construction des infrastructures modernes à la frontière Ruzizi 1er dans la ville de Bukavu.

Une annonce faite vendredi 22 mars dernier au cours d’une conférence de presse dans la ville de Bukavu.

Selon le Coordonnateur du PFCGL, Célestin Buchekuderhwa, il s’agit d’une autre étape cruciale de ce projet qui consiste à ériger des infrastructures définitives au niveau de cette frontière congolaise après celles provisoires et le contrat sera déjà signé dans ce mois d’avril.

Il s’agit d’un bâtiment de deux étages pour les infrastructures définitives dans l’objectif de réduire les tracasseries aux frontières. Dans ce bâtiment il y aura des entrepôts, des scanners et plusieurs autres innovations.

Une autre innovation dans ces infrastructures provisoires : le Gouvernement Congolais à travers le PFCGL, procédera à l’affiche de différentes taxes qui sont exigées et la mise sur pieds des cartes magnétiques pour remplacer les jetons papiers utilisés par les migrants aux frontières congolaises.

A la fin de cet ambitieux projet, la RDC sera pionnière en Afrique et dans la région des Grands-Lacs, annoncent les responsables du PFCGL.

L’entreprise déjà sélectionnée après appel d’offre pour construire ce bâtiment le fera avec la main d’œuvre locale et non importée.

«Nous allons signer le contrat à la fin de ce mois de mars et au mois d’avril vous allez voir des grandes bâtisses sortir à Ruzizi 1er. Ruzizi 1er va être modernisée. Ça sera un bâtiment de deux étages. Les services d’accueil seront au niveau de la chaussée et au les administrations seront au 1er et 2ième étage. Toute personne qui traverse la frontière sera très heureuse de le faire. Ce sera presque la configuration actuelle mais plus ou moins moderne. L’entrée sera séparée de la sortie. Il y aura aussi des entrepôts afin que toute personne qui entre, puisse déclarer sa marchandise sans problème. Il y aura aussi des scanners dans ce bâtiment. Cela signifie qu’on ne sera plus totalement fouillé par des personnes et même des produits des commerçants seront séparés. Pour faciliter les commerçants, nous allons procéder à l’affichage de différentes taxes que chaque commerçant doit payer  . nous allons aussi mettre sur pieds des cartes magnétiques (l’entreprise a déjà été sélectionnée) pour que tout le monde qui traverse puisse avoir une carte électronique qui sera validée. Nous voulons remplacer le jeton sur demande de la DGM. Une fois le projet fini, la RDC va être pionnière dans la région des Grands-Lacs et dans l’Afrique toute entière » explique Célestin Bucekuderhwa.

Mécanisme de gestion de plainte : un moyen qui met le projet en contact avec la population.

Dans cette perspective de construction de ces infrastructures aux frontières, une structure a été mise sur pieds pour gérer les plaintes et régler d’éventuels problèmes à l’amiable tout au long de la mise en œuvre du projet.

D’ailleurs, rassure-t-on, il y aura des boîtes à suggestions pour enregistrer les plaintes et les examiner au sein de ce mécanisme constitué de plusieurs parties prenantes.

Ces plaintes peuvent se faire en toute discrétion si la personne ne souhaite pas décliner son identité.

Le projet a prévu un environnementaliste pour collecter également d’autres plaintes et litiges enregistrés. Même chose pour d’autres aspects sociaux.

Objectif : ne pas mettre le projet en difficulté alors qu’il y a lieu de résoudre certains cas dénoncés et y trouver des réponses s’ils sont avérés.

Comment gérer les petits commerçants par rapport aux autres migrants  sur cette frontière?

La gestion des mouvements des petits commerçants par rapport aux autres migrants a aussi été évoquée au cours de cette conférence de presse.

Pas de panique, rassure Célestin Buchekuderhwa. A l’heure actuelle, ces femmes petites commerçantes transfrontalières sont structurées en associations depuis plusieurs mois. 20 associations au total. Ce sont leurs associations qui vont déclarer leurs marchandises.

Il appelle également les commerçants à moderniser leur travail pour être compétitif sur le plan international.

«On a demandé à ces femmes de s’organiser en termes de transport pour qu’il se fasse en ordre. Certaines femmes ont déjà un mini bus pour transporter leurs légumes et il en est de même pour les vendeurs des viandes qui ont déjà un wagon» rassure le Coordonnateur provincial du PFCGL.

Ces femmes se sont déjà organisées en groupe d’épargne AVEC.

Appel au changement de comportement

La construction des infrastructures modernes, oui mais il faut respecter les lois du pays. Il a appelé les journalistes à accompagner le projet sur le chemin du développement, car la modernisation signifie aussi changement de comportement.

Déjà 6 réunions ont été organisées avec le Rwanda pour discuter des normes de procédure et la manière dont les gens doivent se comporter au niveau des frontières. Tout cela entre dans le cadre de l’accord bilatéral entre la RDC et Rwanda ou la RDC et l’Ouganda.

Le Coordonnateur du PFCGL invite la presse à donner la bonne information au public pour permettre la bonne exécution du projet.

Il faut encore attendre pour le marché transfrontalier

La construction du marché transfrontalier a été énormément attendue à la frontière Ruzizi 1 depuis plusieurs mois.

Mais les responsables du PFCGL ne veulent pas s’engager sur un terrain litigieux qui leur avait déjà été donné par le Gouvernement Congolais.

Ici, on est formel: l’activité est pour l’instant suspendue en attendant un terrain non litigieux de la part du Gouvernement congolais.

Pour rappel, le Projet de Facilitation du Commerce dans la région des Grands-Lacs est un projet du Gouvernement Congolais financé par la Banque Mondiale. Il a commencé en octobre 2015. La première phase se clôture en décembre 2020.

Il vise à faciliter le commerce transfrontalier en augmentant la capacité de commerce et en réduisant les coûts supportés par les commerçants, en particulier les petits commerçants et les femmes à des lieux ciblés dans les Zones transfrontalières (Petites barrières, Bunagana et Kasindi dans le Nord-Kivu et Ruzizi 1 pour le Sud-Kivu).

Il a 4 composantes : c’est entre autres l’amélioration des infrastructures et installations de base du Commerce, mise en œuvre des reformes de politiques et de procédures et renforcement des capacités afin de faciliter le commerce transfrontalier des biens et services, la gestion basée sur la performance dans l’administration frontalière et le soutien à la mise en œuvre, à la communication et au suivi et évaluation.

Notons que ce projet du Gouvernement Congolais est au-delà de la moitié de sa durée.  

Il a commencé avec le besoin exprimé par les bénéficiaires avec les infrastructures provisoires à la frontière Ruzizi 1er dans le cadre des actions à impact rapide.

Plusieurs autres réalisations ont été déjà réalisées. Il s’agit des études et cartographies des commerçants transfrontaliers, le diagnostic institutionnel pour évaluer les besoins des services aux frontières, les formations  d’abord avec le COMESA dans la région, la formation des agents et cadres de la Direction Générale des Migrations (DGM) et la suite sera avec d’autres services aux frontières qui sera suivie avec des formations particulières dans chaque service aux frontières afin de mettre en œuvre le modèle « arrêt unique ».

Jean-Luc M.

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Un commentaire

  1. Juste savoir si vous pouvez nous amener votre organisation ici en Ituri ou nous pouvons vous représenter et vous être utile.
    Mer i beaucoup.

    David Kengwa

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