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Sankuru: La CENI délocalise le bureau de vote dans ses installations pour l’élection du Gouverneur

Dans une lettre adressée au président du bureau de l’Assemblée provinciale du Sankuru, la CENI dit que pour cause d’insécurité, elle délocalise le bureau de vote de l’Assemblée provinciale dans les installations du Secrétariat Exécutif Provincial de la même province.

«Faisant suite à l’insécurité et aux menaces qu’ont subies les membres du secrétariat exécutif provincial de la CENI/Sankuru et au refus d’accès dû à la résistance développée et menaçante à leur égard, les empêchant  à procéder à l’installation dans l’enceinte de l’hémicycle de l’Assemblée provinciale du Sankuru le bureau de vote et de dépouillement en vue d’organiser l’élection des gouverneur et vice-gouverneur tel que publié dans son communiqué de presse Nº014/CENI-RDC/19 du 12 Avril 2019» renseigne la lettre

La CENI indique qu’elle le fait après avoir échanger avec la hiérarchie, quelques heures seulement après le boycott de ces élections par les députés provinciaux.

«De ce fait, je vous informe le bureau de vote et de dépouillement pour l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs du 15 Avril 2019 est délocalisé aux installations au secrétariat exécutif provincial de la (SEP/Sankuru) en vue de permettre aux grands électeurs et aux membres de bureau de vote de bien exercer leur mission en toute quiétude conformément à la décision Nº044/CENI/BUR/19 du 13 Avril 2019. Ce bureau sera ouvert à 8h30 heure locale.» conclut l à lettre signée par monsieur MAKOSO AIME le Secrétaire Exécutif provincial du Sankuru

Pour rappel, les élections des gouverneurs et Vice-gouverneurs du Sankuru qui devraient se tenir le 10 avril passé comme dans les autres provinces ont été suspendues à la veille  par le Conseil d’État qui avait instruit à la CENI de réhabilité monsieur Stéphane Mukumadi, le challengeur du seul candidat retenu par la CENI monsieur Lambert Mende, laquelle instruction a été ignorée par la CENI.

Dans cette suite, le Conseil National de la Magistrature avait farouchement réagi contre la décision du Conseil d’Etat en annonçant même des actions disciplinaires contre ses membres.

Cette cacophonie autour de l’élection laisse penser à plus d’un congolais que le droit congolais a démontré ses limites dans la gestion de ses problèmes sociétaux, surtout en ce qui concerne les contentieux électoraux.

Jean-Luc M.

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