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Bukavu: des interrogations et des condamnations après la découverte du corps de Dieudonné Muhanzi

Quelques heures seulement après la découverte du corps du chef des travaux Dieudonné Muhanzi dit « Mundi », les acteurs sociaux et autres habitants ne cessent de s’interroger sur les circonstances réelles de cet assassinat et la suite des événements.

Beaucoup voudraient comprendre comment le corps de Dieudonné s’est retrouvé pendant plusieurs jours dans la morgue de l’hôpital Général de Bukavu sans qu’aucun communiqué pour rechercher les membres de la famille d’un « inconnu » ne soit diffusé.

“Le financier Mundi de l’UCB retrouvé frigorifié à la morgue de l’hôpital général, mort assassiné depuis le jour de son prétendu enlèvement, ses ravisseurs ont joué la montre en demandant de multiples rançons pourtant l’homme avait été déposé dans la soirée à la morgue de l’hôpital général, personne ne pouvait l’imaginer même son épouse n’a pas eu un instant cette intuition pourtant elle-même étant employée à l’hôpital où était déposée le corps de son mari.  Bizarre avec notre police qui paraît il avait déposé le corps de Mundi à la morgue de l’HGPRB depuis plus de 5 jours sans cela ne soit connu par les autres services de la police et surtout le gouvernement provincial et ses services de renseignement .Bizarre aussi pour le staff de la morgue qui reçoit le corps d’un habitué a l’HGPRB et que ce staff ne donne aucune information à sa hiérarchie qui sont les autorités de l’hôpital et donc l’UCB.  Bizarre aussi pour nous qui recherchions Mundi qu’on ne puisse pas penser au pire dès le départ et donc de visiter les endroits comme la morgue, cachots, etc. C’est vraiment dommage de voir Mundi mourir ainsi. Notre société publique et privée est désorganisée et donc très inefficace » écrit Arnold Ombeni.

D’autres, comme Clément, abondent dans le même sens.

«Franchement les circonstances de cette mort paraissent très floues, on ne peut pas comprendre comment dans un pays normal on peut arriver à arracher la vie à un citoyen sans que les services de sécurités n’éclairent l’opinion. Je pense que les enquêtes sérieuses doivent commencer au niveau de l’hôpital Général où le corps a été déposé. Nous en avons déjà marre avec les assassinats crapuleux dans cette province. Trop c’est trop, il est temps que ça change », écrit-il.

Il faut retracer l’histoire et nous dire clairement comment les choses se sont passées. C’est tellement floue que nous ne savons pas comprendre clairement», estime Didier, un autre internaute.

En attendant, la société civile de Kadutu constate elle que la criminalité Urbaine à Bukavu n’a pas encore dit son dernier mot. Elle se dit «très choquée » par cette mort de Dieudonné Muhanzi.

«Nous déplorons et condamnons le fait qu’après plusieurs alertes émises depuis sa disparition les services de sécurité en Province ne sont pas parvenus à attraper les ennemis de la paix auteurs de ce crime.  Nous exigeons des enquêtes dignes et crédibles pour l’identification et l’arrestation de ces malfrats et que justice soit faite. Non attendons l’aboutissement des enquêtes » écrit dans un communiqué Hypocrate Marume, président de la Société Civile de Kadutu.

Pour rappel, Muhanzi Mihigo Dieudonné dit «Mundi» a été enlevé depuis le 7 mai 2019 à Bukavu. Il travaillait à l’Université Catholique de Bukavu (UCB).

Plusieurs acteurs sociaux s’étaient mobilisés pour exiger sa libération quelques jours avant.

Son corps a été retrouvé à la morgue de l’hôpital Général Provincial de Référence de Bukavu ce lundi 13 mai.

Une situation qui a plongé ses proches et familiers dans l’émoi total. Plusieurs acteurs de la Société Civile condamnent cet énième meurtre qui veut confirmer la persistance de l’insécurité dans la ville de Bukavu, selon nombreux d’entre eux.

Jean-Luc M.

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