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Lubumbashi: l’adresse de Moïse Katumbi à la presse suscite des interrogations

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Au cours d’une communication avec la presse dans l’avant midi de ce mercredi 22 mai à Lubumbashi, l’opposant congolais et membre de Lamuka, monsieur  Moïse Katumbi revenu au pays le mardi 20 mai passé après trois ans d’exil surprend plus d’un par ses déclarations qui sont très contradictoires et moins fracassantes que celles de son collègue de la même plateforme Lamuka, Martin Fayulu.

Plusieurs questions abordées au cours de cette communication de Moïse Katumbi à la presse. C’est entre autres la politique, l’économie, la paix et le sport. Plus révélateur a été le message du coordonnateur en exercice de la plateforme, la plateforme du président autoproclamé Martin Fayulu et qui s’est montré très radical à l’égard du pouvoir en place.

Si pour Martin Fayulu  le candidat président de la plateforme électorale Lamuka et autoproclamé président élu, il faut continuer à réclamer la vérité  des urnes, pour Katumbi son coordonnateur dans Lamuka, il faut faire l’opposition républicaine pour aider le président actuel à bien travailler pour le peuple.

«Felix Tshisekedi est un frère. Frère à Martin Fayulu et Bemba. Je ne veux pas vivre dans le radicalisme »

Pour Moise Katumbi, pas question de se radicaliser mais de rencontrer le président et en présence de tous.

«Lamuka va voir le President Tshisekedi. Il faut réconcilier Fayulu et Tshisekedi. LAMUKA ira voir le président Félix Tshisekedi la journée. Je serai avec  Martin Fayulu et tous les autres pour donner notre point de vue. On fera une opposition républicaine et non radicale»

Le message de Moise est donc clair, il est venu pour la paix et ne va se venger contre personne. Il reconnait en plus que le président est en train de faire un grand travail et ne peut être jugé seulement 100 jours après.

Ce qui contredit encore les propos de son collègue qui a tenu récemment un meeting à Kisangani où il demandait au peuple de contraindre l’actuel président à la démission car « ayant vendu le pays à Kabila », disait Martin dans son récent meeting à Kinshasa et à Kisangani.

L’opposant membre de Lamuka a émis le vœu de voir l’actuel premier ministre aider le peuple à quitter l’état de pauvreté criante qui le leur depuis un temps. Il a dit le connaître bosseur pour avoir travaillé avec lui quand il fut gouverneur et l’autre chez Copirep et SNCC.

Pour ce qui est du sport, Katumbi annonce son intention de quitter la formation sportive qui a aussi accrue sa popularité tant nationale qu’internationale. Il se dit satisfait de ce qu’il a fait de Mazembe et veut désormais le quitter.  

«Question sur Mazembe, Ce que j’avais promis à Mazembe j’ai réalisé cela. Je vois comment me retirer de Mazembe.  Je vais réunir l’équipe pour voir comment partir. Dans la vie il faut savoir comment partir»

Pour rappel, Lamuka est devenue une plateforme électorale après la dernière réunion tenue à Bruxelles entre les 5 leaders restant depuis le départ de Kamerhe et de Felix Tshisekedi dans leur CACH. Les 5 leaders ont adopté un mode de gestion à plaque tournante et dont Moise Katumbi est l’actuel coordonnateur en exercice et qui cédera dans 3 mois cèdera la direction à un autre leader.

L’opinion reste perplexe sur les positions et déclarations du coordonnateur en exercice de LAMUKA et se demande si elles ont été faites avec l’accord de tous les 5 leaders car les contradictions semblent être bien palpables. D’aucun attendent donc la réaction du président autoproclamé Martin Fayulu sur les propos de Moïse Katumbi surtout en ce qui concerne l’orientation à prendre. Va-t-il franchir le rubicond et tenter un affront médiatique avec l’ancien Gouverneur ?   Acceptera-t-il d’aller dans une opposition républicaine, tel que préconisé par Katumbi ? autant des questions qui trouveront peut-être des réponses dans les prochaines heures.  

Jean-Luc M.

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Affaire 15 millions : Félix Tshisekedi parle plutôt de retro-commissions

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 « Selon mes informations, il ne s’agit pas d’un détournement de fonds, mais d’une affaire de rétro-commissions ». Voilà ce qu’à déclaré le président de la République, Félix Tshisekedi dans l’émission internationale de Tv5 et le journal Le Monde ce dimanche 22 septembre.

Le chef de l’Etat répondait ainsi à la question du journaliste sur l’enquête de l’inspection générale de finance sur la disparition de 15 millions de dollars du trésor public. Il a affirmé qu’il ne s’agissait pas de corruption, selon ses informations.

  « Selon mes informations, il s’agit non pas d’un détournement de fonds, mais d’une affaire de rétro-commissions. Nous sommes certains que ce n’est pas de l’argent volé au Trésor. En réalité, il y a eu de la maladresse. L’inspecteur général des finances est un peu sorti de sa mission et je l’ai d’ailleurs appelé pour le lui dire, tout en l’assurant de mon soutien face aux menaces inacceptables qu’il a pu recevoir », a t-il déclaré.

A propos de la lettre de son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, demandant la suspension des enquêtes de l’Inspection Générale des Finances, Félix Tshisekedi a indiqué que l’inspecteur aurait dû l’informer avant de lancer son enquête.

« Il est sous ma responsabilité. Il a agi un peu comme un procureur. Mon directeur de cabinet, contre qui je n’ai aucune preuve de sa méconduite jusque-là, a voulu le lui rappeler. Ce qui a semé cette confusion regrettable », a t-il ajouté.

Pour rappel le 31 juillet dernier, l’Inspection Générale de Finance rendait public son rapport du contrôle de paiement de pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières, indiquant que 15 millions de dollars leur étant dus n’était pas arrivés au trésor public et des institutions et personnalités avaient refusé de donner à l’Inspection des documents qu’elle requérait pour éclaircir ce qui s’était passé.

Le 17 août, le patron de l’Agence nationale de renseignement (ANR), Justin Inzun Kakiak, avait ordonné à l’inspecteur général des finances d’ouvrir une seconde enquête. Il voulait que tous les décaissements de fonds du trésor public en faveur de tous les ministres du gouvernement depuis l’investiture de Félix Tshisekedi soient audités.

Le 24 août le directeur de cabinet du président, Vital Kamerhe, dans une correspondance adjoint à l’inspecteur de mettre fin à toutes ses missions de contrôle de la gestion des finances publiques.

Les voies se lèveront alors à Kinshasa et à travers le pays, citant le nom de Kamerhe dans le détournement de cette somme. Chose que lui-même avait tenu à éclairer lors de l’interview qu’il avait accordé à Jeune Afrique indiquant que son nom n’était pas cité dans le dit rapport.

L’intervention du chef le dans ce domaine vient mettre fin, espérons-le, à une polémique soulevée par cette question que d’aucuns qualifiaient de cabale contre son directeur de cabinet et donnera le temps à la justice de faire son travail, comme le veut le président de la République.

Thomas Uzima

 

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« Je suis candidat au retour en RDC pour une vie normale » (Mbusa Nyamwisi)

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Antipas Mbusa Nyamwisi, président du RCD-KML et parmi les premiers leaders de la Coalition Lamuka avant de prendre congé de la coalition. Ph. Tiers

Antipas Mbusa Nyamwisi est candidat « au retour au pays pour une vie normale, sans être tracassé comme on l’est parfois. C’est à peine que je viens d’avoir mon passeport. Je ne l’avais pas. Parfois on subit d’autres types de menace dont on ne peut pas parler ».

Invité du Magazine FACE-À-FACE sur TOP CONGO FM, ce dimanche 22 septembre, l’ancien chef de guerre estime que « je ne peux pas devenir fou et commencer à tuer les miens. Je les ai gérés depuis longtemps. Les massacres qui arrivent aujourd’hui, c’est après moi ».

Farouche opposant au pouvoir de l’ancien Président Joseph Kabila, « en octobre 2014, j’ai dénoncé des choses. J’ai dit que ce qui se passe est extrêmement grave. J’ai cité des noms. Personne n’a démenti. Des rapports, les plus crédibles, indiquent qu’il y a des choses qui ne tournent pas au sein de notre propre appareil mais il y a aussi des complicités externes. Une sorte d’osmose qui se ligue contre le Congo. Cela doit cesser ».

Travailler pour la fin des hostilités et d’Ebola

« Le Président Tshisekedi m’a tendu la main. Je suis de retour. J’avais quelques problèmes avec l’ancien pouvoir de monsieur Kabila. Il y avait des malentendus assez importants », avoue-t-il.

Pour l’instant, « je fais quelque chose en ce qui concerne la sécurité, par exemple. Ma région brûle depuis plus de 5 ans. Je suis né dans la région. J’ai étudié ses questions. J’y ai grandi. Je connais tous les acteurs d’ailleurs, même Mudacumura qui vient d’être tué, j’ai essayé de le convaincre, fin 2007, de quitter la brousse. Les ADF et autres ».

Leader visiblement incontesté, « je comprends mieux que quiconque toutes ces questions. Mais, ce n’est pas à moi d’y mettre fin. Il faut une volonté de l’Etat d’abord et la collaboration de tous les citoyens. Pas seulement les armes. Il faut aussi de la politique ».

Il propose même qu’« on peut assécher la source d’approvisionnement des terroristes. Il y a des responsabilités congolaises qu’il faut assumer et des complicités congolaises ».

En ce qui concerne Ebola, « j’ai donné les preuves. Il y avait une méfiance tellement forte vis-à-vis de la riposte, il y a quelques mois. Et cela menaçait même toute la nation. Ebola pouvait bien aller partout au Congo. La résistance à la riposte a diminué. Je crois que c’est grâce à la contribution réelle que j’ai apportée, même si cela n’a pas fait grand bruit ».

Il estime que « je continue à jouir d’un certain respect dans la région. Les gens ont estimé que mon apport a permis que les gens collaborent. À Mangina, la région où Ebola a commencé, à 45 kilomètres de Beni, on a organisé une réunion avec toutes les élites locales. Plus de 5 mille personnes ont participé dont les agents de la riposte, l’OMS, l’UNICEF et tous ceux qui sont concernés. Ils ont signé un accord. Je crois que cela est une base solide pour la suite ».

Antipas Mbusa Nyamwisi rappelle que « la maladie à virus Ebola est arrivée au moment où le déficit de confiance vis-à-vis des institutions publiques était très fort. Tout n’a pas changé, mais la spirale de la violence a diminué ».

Libre de tout engagement 

« Sincèrement, j’étais très interpelé par ce qui se passe à l’Est. J’avais besoin d’être le plus libre possible pour apporter une certaine contribution », relève Mbussa Nyamwisi qui a démissionné, en juin dernier, de Lamuka, Coalition ayant porté la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle.

« Ce pays a toujours existé sans Lamuka, CACH et autres, il pourrait exister demain sans tout cela aussi. L’essentiel est que je suis là. Je peux jouer un rôle. Je suis un citoyen congolais. Je connais un certain nombre de choses. Ça fait bientôt 3 décennies que je suis sur la place publique », rappelle-t-il. 

Tourner la page de la vérité des urnes 

Martin Fayulu se considère toujours comme le président élu et continue à revendiquer sa victoire à travers des manifestations. Mbussa Nyamwisi « a été dans toutes ces choses là et je n’étais pas le moins loquace. Tout a été dit ».

Qu’à cela ne tienne, Félix Tshisekedi est président de la République. « Ce n’est pas maintenant que je vais changer ce qu’il y a. Des personnalités autrement plus compétentes que moi ont déjà pris acte. Ça ne sert à rien de remuer le couteau dans la plaie. Felix Tshisekedi est déjà là. Il m’a même reçu en tant que président de la République ».

Il indique quand-même qu’il faut « tavailler pour que les élections de demain soient les plus crédibles possibles. Il faut qu’il y ait une CENI qui proclame les vrais résultats ».

Antipas Mbussa Nyamwisi n’exclut pas son retour dans dans Lamuka, mais « cela dépend de l’évolution de l’actualité. Je n’ai jamais rompu avec qui que ce soit. J’entretiens de bons rapports avec tous ceux qui sont dans le microcosme politique congolais ».

Dispensable au gouvernement 

Annoncé au gouvernement Ilunga Ilukamba, « Je ne suis pas très indispensable pour ça. J’ai déjà été ministre pendant plusieurs années. Je n’en souffre pas particulièrement de ne pas l’être. J’ai une certaine conception des affaires publiques que je dois continuer à faire prévaloir », dit-il après que sa candidature « n’ait pas été retenue. C’est pas grave. Je ne pouvais espérer outre mesure ».

Il a été refusé par les caciques du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila qui « sont congolais. Même si nous avons contesté la manière dont ils ont gardé tout ce qu’ils ont. Peut-être qu’ils ont estimé que je ne suis pas FCC compatible ».

Avec TopCongo via mediacongo.net

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Tshisekedi répond à Fayulu :  » Je n’aime pas qu’on me prenne pour un usurpateur « 

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Le président de la République, Félix Tshisekedi  a déclaré, ce dimanche 22 septembre sur TV5 qu’après son élection à la magistrature suprême, il n’a pas rencontré Martin Fayulu, qui réclame toujours la vérité des urnes et l’accuse d’avoir été « nommé » par son prédécesseur Joseph Kabila.

« Je n’aime pas qu’on me prenne pour un usurpateur. Ses propos me font mal. Mais c’est aussi cela la démocratie. J’attends toujours qu’il apporte les preuves de sa victoire », a-t-il dit dans son long entretien accordé  au média français.

Pour Félix Tshisekedi, les violences qui ont émaillé la période post-electorale, avaient  été causées par certains membres de l’opposition qui agitent,selon lui, la fibre tribale.

« Il y a certains malins qui se disent opposants, ou qui ont prétendu avoir remporté les élections, qui ont agité la fibre tribale. Ils ont joué sur ça et ont poussé certains Congolais à en attaquer d’autres jusqu’à en tuer », a-t-il déclaré.

Pour mettre un terme à cette fibre tribale, Félix Tshisekedi a dit avoir créé une agence qui se charge du changement des mentalités.

« La mentalité actuelle au Congo est aussi à la base de nos problèmes », a ajouté le président de la République.

Dans une récente déclaration faite à l’occasion de la journée de la démocratie, Martin Fayulu avait, une fois de plus, considéré l’élection de Félix Tshisekedi comme  » le fruit d’ une escroquerie électorale ».

Avec mediacongo.net

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