Kinshasa: Journaliste en danger renforce son réseau d’alerte à travers le pays

Ouverture à Kinshasa d’un atelier des correspondants de l’organisation « Journaliste en danger » en République Démocratique du Congo.

Il s’agit en fait d’un renforcement du réseau d’alerte JED au pays.

La formation porte sur la conduite des enquêtes sur les allégations d’atteinte à la liberté de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo.

Pour ce premier jour de la formation,  les participants venus de plusieurs provinces de la République Démocratique du Congo sont revenus sur l’état des lieux de la liberté de la presse dans les provinces respectives. Une situation pas trop bien, avec beaucoup d’obstacles et problèmes reconnaît Tshivis Tshivuadi, Secrétaire Général de l’organisation et principal intervenant de ce mercredi.

«De manière générale, je crois qu’il y a encore beaucoup des problèmes, des défis, d’obstacles, des pesanteurs que rencontrent les journalistes en province, c’est ce qui ressort des différents rapports qui ont été établis ici » note le Secrétaire Général de JED. 

Quelle typologie d’atteinte à la liberté de la presse ? Comment conduire une enquête sur les allégations d’atteinte à la liberté de la presse ? Comment l’écrire ? Quelles sont les missions ou le fonctionnement du CSAC ?  Ou encore quels sont les fondements juridiques de la liberté de la presse et pourquoi faut-il la défendre ? C’est entre autre questions au centre de l’atelier de Kinshasa.

Le secrétaire général de l’organisation note que cet atelier qui va dans la tradition de JED vise donc à renforcer ce réseau de surveillance existant depuis des années pour poursuivre les alertes sur des cas d’atteinte à la liberté de la presse en RDC.

«Pour pouvoir faire ce travail à travers le pays, nous avons besoin des journalistes que nous recrutons, que nous formons sur des modules spécifiques qui nous permettent d’être une sorte des yeux et des oreilles de JED en province. C’est eux qui enquêtes sur les allégations d’atteinte à la liberté de la presse et qui nous font parvenir les informations qui nous permettent de faire des communiqués et des dénonciations des cas d’attaque. Pour pouvoir faire ce travail, nous avons besoin de les former parce que nous devons avoir la même compréhension de ce qu’on entend par, par exemple délits de presse, liberté de presse…et donc c’est une formation spécifique de sorte que les correspondants soient en mesure d’enquêter sur les allégations mais également être en mesure de rédiger des dépêches que nous appelons des alertes qu’ils nous envoient ici Kinshasa. Mais en même temps c’est une façon de créer un réseau de solidarité entre nous parce que le travail de défense de la liberté de la presse demande un engagement et pour être engagé, il faut être convaincu qu’on défend une cause juste» explique Tshivis Tshivuadi.

Notons que cet atelier qui prend fin ce jeudi 23 mai 2019 regroupe des journalistes venus du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut Katanga, Kasaï Central, de Équateur, Kongo Central, etc.

Adonis Lubambo

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