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Bukavu : Ces femmes devenues fortes en apprenant le métier au centre Nobela 2018

Notre reporter a rencontré des femmes encadrées par la Fondation Panzi et la maison Dorcas dans le cadre du prix Nobel de la paix octroyé au docteur Mukwege en Octobre de l’an passé.

Ces femmes font la fierté de la femme Bukavienne, grâce à elles, leurs familles nouent désormais les deux bouts du mois. Elles ont refusé l’oisiveté, elles ont été courageuse, elles ont essayé et elles y sont parvenues.

Madame Neema, une quarantaine, mère de famille encadrée par le centre Nobela Prise 2018 est devenue tailleur et est contente de gagner sa vie et celle de sa famille. Elle nous parle de son expérience, ses joies et ses difficultés.

«Nous sommes ici grâce au concours du Dr Mukwege et maman Zawa notre maman. Nous avions appris dans nos Églises qu’on apprenait des métiers aux femmes, nous nous sommes dirigés vers le centre, mes collègues ici et moi, on nous a appris plusieurs métiers, certaines ont appris la coupe couture, d’autres la fabrication des nattes et paniers, moi j’ai choisi la coupe-couture et au bout de trois mois nous avons été brevetées. » raconte Neema.

Ph. Laprunellerdc.info

« C’est une bonne chose ce que le Docteur Mukwege a fait pour ‘nous, nous avons appris à ne plus être oisive, on a appris qu’on peut désormais confectionner des nappes, les vendre et ainsi avoir à manger pour ses enfants et même de quoi payer leurs frais scolaires. Nous sommes très contentes » dit Francine, une autre femme du groupe.

il nous a donné une adresse et nous sommes ici aujourd’hui des femmes fortes car nos familles sont bénéficiaires de notre travail.

« C’est très important qu’au-delà de la formation, le docteur à travers la Fondation Panzi et la maison Dorcas nous ont trouvé les outils pour notre travail, il nous a en plus trouvé une adresse c’est à dire prendre une maison pour nous où désormais on peut nous trouver avec nos produits, nous faisons nos paniers, nappes et autres produits ici et nous avons désormais où les exposer pour nos potentiels clients. Nous sommes vraiment reconnaissantes envers le Docteur Mukwege et sa femme » explique Katindi.

Grâce à ce travail, ces femmes ne se sentent plus vulnérables et deviennent fortes comme le témoigne Baransigaga.

« j’étais une femme oubliée, j’ai cherché comment survivre avec ma famille je n’ai pas pu, mon mari non plus sans travail, nous avons cherché sans trouver et quand on a appris qu’à Panzi on formait les femmes j’étais très motivée à m’inscrire et le docteur Mukwege ayant vu notre courage, il a eu pitié de nous, il nous a donné une adresse et nous sommes ici aujourd’hui des femmes fortes car nos familles sont bénéficiaires de notre travail.

des paniers issus de la Vannerie des femmes du centre Nobela 2018. Ph. Laprunellerdc.info.

 

 

 

 

 

 

 

Cependant, l’État congolais ne semble pas encourager l’initiative de ces courageuses femmes entrepreneures. Elles sont là à leur bureau depuis Février mais seulement en Mars, leur petit bureau fût scellé par les services étatiques qui exigent à ces femmes de payer des impôts sans tenir compte de leur situation socio-économique. 

Nous demandons à l’État de souvent regarder comment exonérer nos petites initiatives des nombreuses taxes et impôts en attendant que nous soyons bien installées. »

«nous sommes seulement choquées par le comportement cyniques de nos dirigeants, c’est eux qui étaient sensés nous donner du travail mais ils ne l’ont pas fait, grâce à notre bienfaiteur, nous avons notre petite AGR, ces mêmes dirigeants veulent nous étouffer, veulent-ils qu’on deviennent errantes, ou que nos enfants et maris deviennent voleurs pour supporter nos familles? Nous demandons à l’État de souvent regarder comment exonérer nos petites initiatives des nombreuses taxes et impôts en attendant que nous soyons bien installées. » lancent-elles comme cris d’alarme.

des produits fabriqués par ces femmes du centre Nobela 2018. Ph. LAprunellerdc.info

 

Des produits pourtant écolo, disent-elles

Ces femmes se disent faire d’ailleurs des initiatives du genre à protéger l’environnement, car l’utilisation de leur panier, réduirait ainsi l’utilisation des sachets qui sont nuisibles à l’environnement.

«nos produits sont écologiques, ils protègent l’environnement contre les produits nos dégradables qui sont très utilisés dans notre société, cela devra attirer l’attention de l’État car c’est aussi pour son bien d’où l’exonération de ces innombrables taxes».

Et bien malgré les difficultés, ces femmes sont contentes qu’elles soient désormais occupées, elles sont utiles à leurs familles, elles gardent espoir que le meilleur est à venir, elles disent autres femmes, « il faut juste y croire, il faut avoir le courage et on y parviendra ».

Honneur-David Safari

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