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Nord-Kivu: l’Etat Islamique revendique pour la deuxième fois une attaque à Beni, les forces vives appellent plutôt à ne pas être distrait

Dans une interview accordée à Laprunellerdc.info, Edgar Katembo Mateso vice-président de la société civile du Nord-Kivu appelle l’armée à ne pas être distraite par cette revendication mais plutôt se concentrer jusqu’à anéantir complétement l’ennemi quel que soit son identité.

De fois l’ennemi fait créer une diversion pour que gens ne puissent pas l’atteindre et que les militaires qui sont au front puissent être désorientés, indique-t-il.

A la population, Edgar Katembo Mateso encourage de continuer la collaboration avec l’armée pour que le phénomène massacre puisse prendre fin dans la région.

«Ce qu’il faut c’est soutenir nos militaires et les encourager à attaquer l’ennemi quelle que soit sa nature pour que les massacres finissent », ajoute-il.

Il pense que cette revendication est une façon seulement de faire peur et de désorienter les efforts de l’armée.

«Il faut que les gens soient prudent pour ne pas tomber dans la malice des ennemis lorsque des telles revendications nous arrivent ».

Faut-il une force spéciale pour combattre ces terroristes à l’Est de la RDC ? Edgar Katembo Mateso indique que la population doit continuer à faire confiance à son armée et que toute force externe qui vaudra bien venir en appui à l’armée congolaise soit la bienvenue.

Il indique que le plus important serait que le gouvernement congolais puisse s’engager à mettre fin à ce phénomène surtout en matérialisant sa promesse d’installer une grande base militaire à Beni.

Rappelons que le groupe terroriste Etat Islamique (EI) a revendiqué deux nouvelles attaques jeudi 23 mai dans le territoire de Beni, à l’Est du pays.

Selon l’AFP, la première attaque a été perpétrée à Tchanitchani où « les soldats du Califat ont donné l’assaut à des baraquements de l’armée congolaise, ce qui a conduit à en tuer et à en blesser plusieurs, tandis que d’autres ont fui» .

Jeudi dans la matinée, la société civile avait confirmé une attaque des présumés rebelles des Forces Démocratiques alliées (ADF) dans la localité de Samboko-Tchanitchani, située à 18 km de  mayimoya.

 L’attaque avait ciblé, selon notre source, une position de l’armée. 

Les rebelles avaient aussi incendié un centre de santé et emporté une dizaine de personnes dans la brousse, selon la même source.

La deuxième attaque a eu lieu « dans le village de Kumbwa à Kamango » où « les soldats du Califat ont utilisé des armes automatiques pour viser des éléments croisés de l’armée congolaise hier » dans le village de Kumbwa à Kamango », ajoute l’AFP qui a lu le communiqué traduit de l’arabe en anglais.

Mais selon la société civile qui évoque toujours les rebelles ADF, une attaque s’est déroulée mercredi contre une position de l’armée congolaise dans la localité de Musu, située à 9 kilomètres au Sud-Est de Kamango, en chefferie de Watalinga.

Il s’agissait d’une ancienne position de l’armée qui a été incendiée avec une dizaine de maisons de civils, dixit la Société Civile.

Roger Kakulirahi

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