Sud-Kivu: les éloges de madame Élodie Musafiri au docteur Mukwege pour la conception du «One stop center»

Madame Élodie Musafiri a complimenté le Docteur Denis Mukwege pour les efforts qu’il consentit  dans l’amélioration de la prise en charge des victimes des violences sexuelles. Pour cette dame, le modèle holistique de Panzi garantie aux survivantes des viols, une prise en charge complète, tout en les gardant hors de toute stigmatisation.

Élodie Musafiri est une évaluatrice, œuvrant pour le compte du projet conjoint de lutte contre les violences sexuelles dans six provinces de la RDC. Dans l’exécution dans la province du Sud-Kivu, madame Musafiri a visité le Centre Hospitalier de Mulamba. Cette structure de santé, située dans la zone de santé de Walungu (à plus de 80km à l’Est de la ville de Bukavu), a été construite par le docteur Denis  Mukwege en 2011 à ses propres frais.

« Nous l’avons toujours apprécié, et nos félicitations pour son travail… Bravo pour tous les prix qu’il a eus », a admirablement lancé madame Elodie Musafiri à l’égard du professeur Denis Mukwege.

A l’image de l’Hôpital général de référence de Panzi, « Panzi junior » [comme madame Elodie Musafiri a surnommé le Centre Hospitalier de Mulamba] offre une prise en charge holistique incluant, la prise en charge médicale, l’assistance juridique, la prise en charge psychosociale ainsi que la réinsertion socioéconomique. Ce modèle dénommé One Stop Center, défendu par le Docteur Mukwege au sommet de la CIRGL, a déjà été répliqué dans plusieurs pays de la région, mais la RDC peine à se l’approprier.

« Le modèle est vraiment bon dans le sens qu’il ne stigmatise pas. Le malade est sur place, et n’a pas à se promener dans tous les centres du monde, et on n’a pas de perdition de malades parce qu’elle reste juste sur une même place », a reconnu madame Élodie, implorant la réplication de ce modèle dans d’autres structures de santé de la république.

Le docteur Denis Mukwege ne cesse de plaider pour la parfaite l’intégration de cette approche dans toutes les structures sanitaires du pays, mais il s’avère que sa doléance n’a toujours pas trouvé un écho favorable auprès des instances supérieures de prise de décision dans le domaine de la santé. Madame Élodie Musafiri, servira-t-elle d’intercesseur pour l’intégration effective de cette approche dans la politique sanitaire nationale ?

Vu son admiration pour ce chef-d’œuvre découlant du génie de « L’homme qui répare les femmes », l’experte en évaluation socio-sanitaire ne s’empêcherait pas à en faire l’objet de plaidoyer, une fois l’opportunité lui offerte, auprès des autorités nationales de la santé publique.

La Rédaction

 

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