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Insécurité au Sud-Kivu : la société civile constate l’échec de l’opération « Tujikinge»

 Quelques heures après l’assassinat du changeur de monnaie Christian Amisi au quartier Nkafu dans la commune de Kadutu, le Bureau de Coordination de la Société Civile monte au créneau et constate « l’échec de l’opération Tujikinge » lancée par l’autorité provinciale en février de cette année.

« Bien qu’ayant porté des fruits en son temps, cette opération aura démontré ses limites et devient désuète. Et cela malgré l’engagement solennel du gouverneur de province dans son discours inaugural devant le parlement provincial de faire de la sécurité son cheval de bataille. Des questions s’imposent » dit d’un ton grave et ferme, le pasteur Nicolas Kyalangalilwa président ad intérim et membre du Bureau de Coordination de la Société Civile

Cette structure demande « urgemment » une réunion avec les autorités provinciales et militaires pour dit-on, « discuter de cette menace grave qui pèse sur la province du Sud-Kivu ».

« Cette insécurité est un danger à la nation tout entière car ayant en son sein le germe de déstabilisation qui empêcherait le déroulement apaisé du processus électoral auquel les congolais tiennent mordicus » s’inquiète la société civile.

La société civile dit se réserver le droit de procéder à des actions citoyennes de grande envergure si « son appel fait face comme toujours à un mutisme de la part des autorités compétentes ».

« Beaucoup des Sud-Kivutiens ont perdu leurs vies déjà pendant que la majorité a perdu l’espoir d’un lendemain meilleur. La sécurité est un droit garanti par la constitution de ce fait n’est pas une faveur nous octroyée par ceux qui nous gouvernent » conclut le pasteur Nicolas Kyalangalilwa, qui dénonce la croissance d’une insécurité « indescriptible » en province et qui semble devenir « la norme ».

L’insécurité est devenue endémique au Sud-Kivu. Des morts par assassinats, des corps sans vie, des meurtres après enlèvement sont enregistrés du jour au lendemain dans plusieurs territoires et cités de la province. Le cas le plus récent est le meurtre de monsieur Christian connu sous le nom de « Muzungu » assassiné aux environs de 6 heures à l’entrée de l’ISDR dans la commune de Kadutu.

L’organisation Sajecek Forces Vives avait fait état de plus ou moins 59 personnes tuées dans les deux mois de Juillet et Août 2018.

L’organisation dénonçait aussi « l’inaction » des autorités provinciales dans la lutte contre l’insécurité.

Adonis Lubambo

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