Sud-Kivu : la commercialisation de l’enseignement doit cesser avec le nouveau régime (Patient Bashombe)

Plusieurs acteurs impliqués dans le secteur de l’éducation en province du Sud-Kivu ont énuméré plus de 45 perceptions illégales dans les institutions d’enseignement primaire, secondaire et professionnel.

Une situation dénoncée ce vendredi 12 juillet 2019 dans un atelier de réflexion autour de l’Education comme outil pour la construction de la paix et la sécurité au Sud-Kivu ; tenu dans la salle Concordia de l’archevêché de Bukavu.

Il s’agit par exemple des frais de confirmation, de construction, frais informatique, et plusieurs autres frais qui font des parents « une vache laitière », selon le président de la Société Civile du Sud-Kivu, organisateur de la rencontre en collaboration avec le Cadre Provincial pour la Paix.

Ce qu’il exige, c’est la fin de la « commercialisation » de l’enseignement par les nouvelles institutions en République Démocratique du Congo.

«Comment se fait-il que les élèves qui passent leur examen d’Etat se voient être soumis être soumis auprès des commerçants parce qu’on commercialisé même les résultats des examens d’Etat par Vodacom. L’Etat ne doit pas commercialiser les résultats des examens. Nous venons d’établir une liste de plus de 45 perceptions illégales dans les établissements publics comme privés. C’est inimaginable, les parents sont considérés aujourd’hui comme des vaches laitières et ça, ça doit cesser avec le nouveau régime » explique Patient Bashombe.

C’est d’ailleurs dans ce cadre que tous ces acteurs ont lancé la campagne « savoir dire Non aux antivaleurs » pour demander aux parents et autres partenaires éducatifs de s’opposer aux frais illégaux dans ce secteur.

«Nous pensons que nous devons avoir l’oreille attentive des autorités nationales que provinciales pour que cette année 2019-2020 soit une année qui sera exemptée de toutes ces antivaleurs. Et nous pensons qu’il faut mettre sur pied une campagne que nous appelons la campagne savoir dire non aux antivaleurs. Les parents doivent savoir dire non aux antivaleurs et être sensibilisés sur ce qui est légal et ce qui ne l’est pas » dit le président de la Société civile du Sud-Kivu.

Rappelons qu’au cours de cette rencontre, les acteurs impliqués dans le secteur de l’éducation ont appelé les parents à cesser de payer des frais scolaires en pleines vacances alors que l’Etat a décidé de la gratuité de l’enseignement dès septembre prochain. Ils prévoient une grande manifestation le 1er Août prochain pour exiger la gratuité de l’enseignement conformément à la promesse des nouvelles autorités. 

Ibag Bagenda

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  • Abel 5 mois

    Les vaches laitières sont bien encadrées, dans de bonnes conditions pour produire du lait! Mais les autorités congolaises n’ont rien fait pour aider ni les enseignants, ni les parents. Les parents congolais sont plutôt considérés comme des chameaux qui doivent porter toutes les charges illégales montées par les soit disant responsables à la tête des institutions éducatives. Sont des vaches chétives abandonnées aux tiques qui les sucent jusqu’à la mort! Dire non, oui, mais aussi avec des termes convenable!

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