Beni : en sit-in à la mairie, les relais communautaires exigent que leur prime soit revue à la hausse

Les relais communautaires œuvrant dans la riposte contre Ebola en ville de Beni ont été en sit-in ce lundi 29 juillet devant l’hôtel de ville.

Ces derniers ont par cette action voulu que les zones d’ombre autour de leur salaire mensuel soient éclairées.

Devant l’autorité urbaine et le coordonnateur de la riposte, ils ont émis le vœu de voir leur prime mensuelle être revue à la hausse de 50 à 300 dollars américains le mois.

L’autorité urbaine de Beni qui a joué au sapeur-pompier dans ce dossier a indiqué que ce  problème de prime pour les relais communautaires serait déjà résolu la semaine écoulée.

Nyonyi Bwanakawa Masumbuko, a affirmé qu’une instruction fixant la prime des relais communautaires à 50 $ et non 300 serait venue de la haute hiérarchie et non de la sous coordination de la riposte à Beni.

«Bien sûr les relais trouvaient jadis 10$ par jour ce qui implique qu’ils percevaient le total de 300$ par moi, mais depuis quelques jours une instruction est venue de la haute hiérarchie de la santé fixant au rabais cette prime. Voilà donc chers compatriotes, vous devez accepter cet argent comme ça » dixit le maire devant la foule.

Cette réaction du maire et de la coordination de la riposte n’a pas du tout été favorablement accueillie par les relais communautaires qui espéraient voir leur prime être revue à la hausse.

Conscient de cette problématique, la coordination de la riposte a indiqué que ces agents vont pouvoir signer un contrat pour permettre que de tels problèmes ne se répètent plus jamais.

Quelques curieux observateurs présents à la mairie de Beni ont indiqué de leur part que ces relais communautaires n’ont pas vraiment intérêt de réclamer la hausse de leur prime étant donné que leur travail de relais était connu comme gratuit.

« Si ce derniers continuent avec une telle revendication, il faut les arrêter et les emprisonner. S’ils ne souhaitent plus continuer, nous allons continuer à prendre soin de nous » indique un habitant sur place.

Roger Kakulirahi, depuis Beni

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