Déforestation du PNKB : « inacceptable, ça doit s’arrêter » (Le député Amani Kamanda Jacques)

Le député provincial et rapporteur du bureau de l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu alerte à son tour sur le danger que court le Parc National de Kahuzi Biega (PNKB).

Il appelle les uns et les autres à mettre de côté « leurs intérêts personnels et privilégier l’intérêt de toute l’humanité ».

Pour Amani Kamanda Jacques, il n’est pas normal qu’un groupe ethnique soit manipulé pour faire une exploitation illégale et à grande échelle de ce parc.

« Actuellement, plus de 300 hectares sont déforestés par ces personnes instrumentalisées. Ceci est inacceptable, ça doit s’arrêter immédiatement » dit-il.

Il demande à toute la communauté nationale et internationale de se mobiliser pour décourager ce qui se fait actuellement au Parc National de Kahuzi Biega.

«Nous en tant qu’élu du peuple, nous nous insurgeons contre la montée de l’insécurité dans le PNKB. Il n’est pas normal que les personnes censées protéger ce patrimoine mondial soient tuées au vu et au su de tout le monde » insiste-t-il à Laprunellerdc.info.

Concernant des attaques armées dans ce site, cet élu de Kalehe rappelle que si rien n’est fait dans l’urgence, il est possible de perdre le Parc, pourtant une fierté et une « identité » pour la province et le pays.

« Voilà pourquoi nous condamnons ces attaques à répétition dans le Parc et demandons que le gouvernement (tant au niveau national qu’à tous les niveaux) s’implique pour mettre fin à cela. Sinon, nous allons perdre ce patrimoine mondial si rien n’est fait dans l’urgence » conclut-il.

Pour rappel, le Parc National de Kahuzi de Biega dénonce depuis plusieurs mois la déforestation dont est victime cette aire protégée.

Une déforestation qui est l’œuvre de certaines personnes identifiées comme du peuple autochtone pygmée en coalition avec d’autres bantous, selon le chargé de communication du PNKB. Depuis, plusieurs écogardes ont été tués dans des affrontements avec ces exploitants qui sont, selon Hubert Mulongoy chargé de communication du PNKB, désormais en possession « des armes de guerre ». Le dernier écogarde tué au début de ce mois a été enterré le 6 Août dernier. Une organisation de défense des droits de l’homme, a quant à elle, appelé à une table ronde entre les parties prenantes pour évaluer l’ancien protocole d’accord.

Museza Cikuru

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