Sud-Kivu: des nouvelles terres pour le peuple autochtone, une solution du conflit au PNKB (Mwami Désiré Kabare)

« L’urgence consiste à trouver des espaces où on peut relocaliser le peuple autochtone » voilà ce que suggère Désiré Kabare le Mwami de la chefferie de Kabare face à la crise entre le peuple autochtone et le Parc National de Kahuzi Biega (PNKB).

Une proposition faite ce jeudi 8 Août 2019 à Bukavu sur la situation dans Parc National de Kahuzi Biega (PNKB) où des affrontements sont régulièrement signalés entre les écogardes et des membres du peuple pygmée armés.

«Mettre à leur disposition certains projets dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, peuvent nous aider à baisser la tension », a-t-il indiqué.

Pour le mwami, le peuple autochtone a été chassé du PNKB depuis 1973 sans qu’il y ait eu des mesures d’accompagnement.

Il lance un « vibrant » appel au gouvernement provincial et national afin de trouver une solution au problème qui se passe au PNKB.

« Si nous pouvons dégager quelques superficies à mettre à la disposition des peuples autochtones pour leur permettre de faire des travaux communautaires, je crois que ça peut permettre de baisser la tension », a-t-il insisté.

Il pense donc qu’il faudra parler avec les autorités et les gestionnaires du PNKB pour d’autres mesures comme l’accès au bois de chauffage, l’accès à la chasse, la possibilité de faire leurs rituels ancestraux. « C’est une question que nous devons avoir à débattre », a-t-il dit.

Pour lui, le problème au PNKB est à prendre au sérieux, avec notamment le récent conflit entre les peuples autochtones et les Bantous dans la province du Tanganyika qui a dégénéré.

« Au PNKB nous avons déjà 3 écogardes tués et 5 à 6 PA tués » a-t-il conclut, rappelant qu’il s’agit d’un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 Thomas Uzima

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