ActualitéJusticeSécuritéSociétéUncategorized

Burundi : 15 ans plus tard, toujours pas de justice pour les victimes du massacre de Gatumba

Les victimes d’une attaque à main armées contre un camp de réfugiés au Burundi, ainsi que leurs familles, attendent, 15 ans plus tard, que justice leur soit rendue et que des indemnités leur soient versées, rappelle Human Rights Watch.

 Cette organisation de droits humains rappelle qu’une procédure pénale avait été ouverte en 2013, est que celle-est restée au point mort depuis 2014.

 « Il incombe au gouvernement de rendre justice aux survivants de l’attaque et aux familles des victimes. Mettre fin à l’impunité dans cette affaire de référence aiderait les personnes affectées par cette attaque à tourner la page après des années de souffrance, et démontrerait que le concept de responsabilité est pris au sérieux au Burundi », a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch.

 HRW indique que les autorités burundaises devraient garantir que le système judiciaire demeure indépendant de toute ingérence politique et faire en sorte que la justice soit rendue en conformité avec les lois du Burundi et le droit International.

 Human Rights Watch rappelle que le 13 août 2004, des membres des Forces Nationalistes de Libération (FNL), rebelles burundais composé essentiellement de Hutus, ont pris pour cible des réfugiés banyamulenge (Tutsi congolais de la province du Sud-Kivu en RDC) sur la base de leur appartenance ethnique.

 L’attaque avait lieu dans le camp de Gatumba où ses congolais étaient réfugiés, l’attaque qui avait fait plus de 150 morts et 106 blessés.

 Des recherches de cette organisation avaient permis d’établir que la police et les militaires des Forces Armées Burundaises se sont abstenus d’intervenir, alors même que le massacre se déroulait à quelques centaines de mètres de leur propre camp.

 Peu après le massacre, les FNL avaient revendiqué la responsabilité de cette attaque, mais plus années plus tard, leur porte-parole de l’époque, Pasteur Habiarimana, avait nié avoir fait cette revendication.

 « Les autorités burundaises devraient prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que les responsables du massacre de Gatumba soient jugés de manière crédible et impartial », a affirmé Lewis Mudge.

Thomas Uzima

Tags
Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer