Beni : des étudiants se mobilisent pour réclamer une formation militaire dans leur cursus rejoignant la vision de Bienvenu Karhakubwa

Des étudiants de la région de Beni ont tenté d’organiser formation paramilitaire pour s’impliquer dans la sécurité de leur territoire en proie à la rébellion des rebelles Ougandais ADF depuis 5 ans.

Si cette action n’est pas du goût de plusieurs acteurs sociaux et politiques dans le pays qui craignent un dérapage, d’autres appellent par contre à encadrer les jeunes dans ce sens.

Bienvenu Karhakubwa qui est un fervent acteur de la société civile et un chercheur en Paix et Développement bien connu dans les milieux de la jeunesse congolaise ne cesse d’encourager les jeunes congolais et particulièrement les étudiants congolais a exigé cette formation militaire dans leur cursus et avance quelques raisons de l’utilité de cette formation qui pourra, selon lui, s’organiser d’une manière très pratique et contextuelle pour réduction de coût et souplesse opérationnelle.

Cette formation est nécessaire pour la jeunesse estudiantine pour plusieurs raisons, selon Bienvenu Karhakubwa.

«notre pays a vocation de devenir une puissance africaine et pourquoi pas mondiale ; toutes les puissances sont passées par cette voie et même aujourd’hui certains pays de vieille démocratie conservent encore cette noble tradition ; Pour forger le caractère de notre jeunesse à une discipline constructive, au refus du gain facile et briser tout complexe ; Pour renforcer le caractère citoyen, inculquer les valeurs civiques et l’amour de la patrie dans la jeunesse ;Etant donné le contextuel du pays, pour servir de stratégie de mettre fin aux groupes armés qui font la loi dans certains coins du pays car, enfin, chacun aura une juste considération de l’autre pour un équilibre qui assurera certes la paix ;Pour servir d’une puissance dissuasive qui permettra que le pays ne soit plus la rusée de toute aventure armée ;Pour contribuer à détruire le mythe qui tourne autour du militaire et qui fait que quelques fois, dans notre société, il soit mal vu ou alors se comporte mal, pour une bonne cohabitation civico-militaire, gage d’une paix sociale et d’une sécurité sure», a laissé entendre le chercheur Karhakubwa, à notre rédaction.

A la question de savoir comment peut-on encourager les jeunes ( en plus des étudiants) qui réclament la formation militaire au lieu de les appeler à construire la paix gage de la sécurité, le chercheur Karhakubwa répond à notre rédaction en évoquant la compréhension holistique du concept « Paix » et différentes théories de la construction de la Paix et conclut en   rassurant qu’une formation civico-militaire des jeunes congolais, particulièrement des étudiants congolais, est une stratégie très efficace contribuant à la construction d’une Paix durable et la restauration de la sécurité en RDC étant donné le contexte du pays.

Ensuite, il  nous a renvoyés à exploiter « l’architecture de Paix en RDC ou la théorie de 10 piliers  » développés dans son livre « La Construction de la Paix et le rôle de la MONUSCO » publié en 2015.

«Il faut des réformes courageuses et une volonté engagée de la part de nos dirigeants pour construire une Paix positive en RDC. Tous les étudiants Congolais particulièrement ceux de l’est du pays victimes depuis longtemps des groupes armés devront se mobiliser pour réclamer la formation civico-militaire dans leur cursus académique » insiste-t-il.

Celui-ci rappelle que plusieurs pays de la vieille démocratie continuent à maintenir cette tradition de la formation paramilitaire des jeunes, malgré la stabilité de leur pays dont la Suisse. Pour la Suisse comme plusieurs de ces pays, cette formation reste un privilège réservé aux seuls nationaux.

«Si les autorités du pays ne veulent pas prendre des réformes courageuses, pour avoir  la paix et sécurité durables, on attendra encore pour longtemps. En conséquence, les jeunes conscients devront les y pousser » appelle-t-il.

Bienvenu Karhakubwa pense enfin que la réforme conduirait notamment à ce que les jeunes étudiants soient soumis à un programme civico-militaire pour les trois premiers mois du début de cours en première année de graduat à l’Université consacré à l’éducation aux valeurs civiques et de cohésion et « à la formation militaire de base contextualisée ( dans leurs sites habituels de formation académique pour limiter le coût et gagner le temps) ».

Jean-Luc M.

CATEGORIES
TAGS

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )