Mambasa-tracasseries routières: « des autorités doivent réaliser leur promesse avant que nous ne passions à la vitesse supérieure » (Société Civile)

Dans une sortie médiatique ce vendredi 16 Août 2019, la Société Civile du groupement Bangole, chefferie de Babila Babombi, territoire de Mambasa en Ituri, regrette la non-tenue des promesses par des autorités. Des promesses selon lesquelles, les militaires qui tracassent des habitants seront relevés pour faire cesser cette mauvaise pratique, et levée toutes les barrières illicites sur plusieurs axes routiers de la contrée.

Les autorités de base dans cette partie déléguées par l’administrateur du territoire de Mambasa avaient pris ces engagement pour solliciter la levée du mouvement de grève illimité que venait de déclencher les forces vives jusqu’à ce que leurs revendications trouvent gain de cause.

Une semaine après la levée de cette grève, la société civile du dit groupement, regrette que de constater que les tracasseries n’ont pas cessé et des barrières illicites de rançonnement des habitants n’ont pas été levées.

Selon Kasereka Sivamwenda, président de la Société Civile, la situation s’est plutôt empirée depuis la levée de la grève.

« Nous avions levé notre mouvement de grève le mercredi 7 Août 2019. Le lendemain de la levée de notre mouvement de grève, les militaires ont été visibles en train de faire payer la nourriture aux habitants au niveau de leur camp et c’était très compliqué. Ils ont doublé des militaires commis à différentes barrières dans  d’autres routes de desserte agricole. Le mardi, les gens ont été battus torturés sous prétexte qu’il aurait patrouille » raconte à Laprunellerdc.info, Kasereka Sivamwenda, président des forces vives locales.

Pour la cause, la société civile envisage des actions des grandes envergures pour exiger la présence de l’autorité territoriale au cas où les promesses de mettre fin à cette forme de tracasserie ne sont pas réalisées dans un bref délai.

«S’ils ne réalisent pas leur promesse nous allons passer à la vitesse supérieure et exiger la présence de l’administrateur jusqu’à ce que nous recouvrions notre liberté selon l’article 30 de la constitution » conclut Kasereka Sivamwenda.

 Roger Kakulirahi, depuis Beni

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