Conflit au PNKB: les peuples autochtones accusent également des ONG (Jacques Kamanda)

En visite aux peuples riverains du Parc National de Kahuzi Biega (PNKB), le député Jacques Kamanda affirme avoir rencontré les peuples autochtones ce vendredi 16 Août 2019. Ceux-ci lui ont parlé de leurs problèmes et de tous les tireurs des ficelles,  ceux qui  attisent le feu pour se faire des financements derrière leurs problèmes.

Les communautés vivant autour du Parc National de Kahuzi Biega PNKB qui ont échangé avec le député Jacques Kamanda ont accusé des Organisations Non Gouvernementales locales d’être également parmi ceux qui attisent des conflits entre les communautés et le PNKB. Ils les accusent également de chercher les financements derrière leurs dos sans qu’ils en bénéficient.

«Ils ont soulevé le problème des ONG locales qui cherchent des appuis à leur noms, ce qui n’est pas normal car ces peuples autochtones n’en bénéficient pas. Ils les accusent également de les instrumentaliser en leur signifiant que le PNKB leur appartient, que c’est plutôt un champ à cultiver et non un Parc», rapporte Jacques Kamanda qui était en dialogue avec eux.

Pour Jacques Kamanda, ces peuples autochtones ont exprimé leur vœu de quitter le parc mais ont énuméré tout un tas de problème auxquels ils sont confrontés et qui les opposent d’avantage aux gestionnaires du PNKB.

«Ces peuples autochtones ont un problème de terrain, l’État n’avait pas respecté ses engagements, Ils se sont plaints qu’ils n’ont pas accès aux soins, à l’éducation. Ils accusent enfin les ONG qui reçoivent  les fonds à leur nom et que par la suite ils n’en trouvent pas. Ils n’ont pas oublié de parler de la rétrocession qui venait du PNKB,.» explique l’élu de Kalehe.

Le député a enfin promis aux peuples autochtones de s’impliquer pour que leurs droits soient respectés. 

Les violences entre eco-gardes et peuples autochtones ont emporté la vie d’au moins 4 personnes depuis le mois d’avril. A l’occasion de la journée internationale des peuples autochtones, une interpellation avait été faite aux autorités afin qu’elles prennent en compte les revendications des peuples autochtones car, selon les défenseurs de ces autochtones, on ne peut pas prétendre protéger les gorilles sans protéger des hommes. Aux peuples autochtones, Ils avaient par ailleurs demandé de ne pas se laisser manipuler par ceux qui veulent détruire le Parc en passant par eux.

Jean-Luc M.

 

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