Lutte contre l’impunité: la Fondation Panzi du Dr. Mukwege lance une grande campagne de plaidoyer

Vingt ans après des crimes odieux commis en République Démocratique du Congo, plusieurs voix se lèvent et réclament que justice soit faite. C’est le cas de la Fondation Panzi du Nobel congolais 2018, le Dr Mukwege qui a toujours  soutenu qu’il n’y a pas de paix sans justice.

La Fondation Panzi à travers le «programme Chemin de la paix» veut lancer une campagne médiatique et de plaidoyer afin de réclamer que justice soit faite pour les victimes et que désormais cesse toute impunité.

Plusieurs couches de la population ont été sensibilisées pour cette fin. Les groupes des experts, des jeunes, des femmes et autres ont été édifiés  pour qu’ils soient impliqués et accompagnent la campagne.

Cette campagne vise à interpeller, à amener l’opinion tant nationale  qu’internationale à réclamer la justice sur les crimes graves des violations des droits de l’homme et de droit international humanitaire commis en RDC durant les  vingt dernières années. Elle vise également de faire connaître la vision du Prix Nobel de la Paix 2018 qui combat pour une paix durable au Congo ; une paix qui passe avant tout par la justice et la vérité.

«Chemin de la Paix», ce programme de la Fondation Panzi pour la promotion de la justice et la réconciliation pour une paix durable va s’étendre sur toute l’étendue de la République dans l’option de rassembler tout le peuple au tour de la noble cause de justice.

Pour les trois mois qui suivent, la population sera informée sur les différents crimes et violations les plus graves commis en RDC à travers une forte campagne médiatique et de plaidoyer.

En se servant du Rapport Mapping, les organisateurs vont devoir le vulgariser d’abord à travers différents outils de communication (émission audiovisuelles, dépliants, tribunes d’expression populaires, conférences,…) puis réclamer avec la population et mêmes les victimes que ce dernier soit exploité.

Ce rapport qui a recensé au moins 617 crimes et élaborer des recommandations pour la sortie de la crise continue à moisir dans les tiroirs des Nations Unies et cela malgré les atrocités qui continuent à être commises dans le pays.

On ne peut donc prétendre parler réconciliation nationale  sans pour autant passer par la vérité, la justice, la réparation et la garantie de la non répétition insistent les organisateurs. Tels sont les quatre piliers de la justice transitionnelle.

Depuis quelques années, le Prix Nobel congolais de la Paix 2018 s’est investi dans la recherche de la paix durable au Congo mais une paix qui passe d’abord par la justice, la vérité, la réconciliation et la réparation.

Il l’a même  dit à Oslo l’an dernier quand il recevait le prestigieux Prix Nobel avec une l’Irakienne Nadia Murad «les habitants de mon pays ont désespérément besoin de la paix, mais comment construire la paix sur des fosses communes?, comment construire la paix sans réconciliation?, comment construire la paix sans justice?», avait-il dit.

Le docteur Mukwege a aussi dénoncé de voir qu’un rapport important dans la lutte contre l’impunité et la promotion de la justice continue à moisir dans un bureau à New-York. C’est le Rapport Mapping. Il doit être révélé et les noms des auteurs aussi.

Honneur-David Safari

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