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Bukavu : le REMEL dénonce les menaces contre des journalistes au Sud-Kivu

Le Réseau des Médias en Ligne du Congo (REMEL) a dénoncé les attaques contres les journalistes de ce réseau par les personnes identifiées comme membres de la cellule de communication du gouvernorat de province.

Il l’a fait savoir dans un document signé ce mercredi 11 septembre après une réunion extraordinaire tenue dans les enceintes de laprunellerdc.info avec l’objet de passer en revue la situation de l’exercice de la liberté de la presse et la situation des journalistes au Sud-Kivu.

Le réseau se dit constater avec amertume que les attaques contre ses membres se multiplient dans cette province.

« Le cas le plus récent est celui de ce lundi 9 et mardi 10 septembre où des personnes identifiées comme membres de la Cellule de Communication du Gouvernorat de Province se sont violemment attaqués aux confrères Gaël Mpoyo et Aboubakar Kigabi du média en ligne Libre Grands-Lacs. Leur seul péché est d’avoir relayé les cris d’alarme de certains inspecteurs territoriaux dans son article publié le 9 septembre dernier», écrit-il.

Il indique apporter tout son soutien à ces deux journalistes et indique que sa solidarité est également exprimée envers Thaïs Bagula, directeur de la radio Maendeleo qui a subi des « insultes et autres menaces proférées par des membres du Front Commun pour le Congo (FCC) après l’émission « Paix et Développement » qu’il présentait en date du 1 er septembre.

Le REMEL rappelle que les journalistes n’ont aucune leçon à recevoir des acteurs politiques qu’il considère comme partenaires et « non des confrères journalistes ».

Il se dit également avoir appris avec stupéfaction, des menaces de mort qui pèsent sur le journaliste Ghislain Bafunyambaka, rédacteur en chef de la radio Tuungane de Minembwe et correspondant de laprunellerdc.info dans la région.

Le réseau condamne ces agissements qui vont à l’encontre de la promotion de la promotion de la liberté de la presse « tel que prônée par l’autorité provinciale » et appelle les autorités à différents niveaux et tous les autres défenseurs de droits humains à prendre des mesures afin que sa sécurité soit garantie.

Il se dit prendre au sérieux ces attaques qui sont largement relayées par des collaborateurs du Gouverneur et des membres des partis politiques et note que ni le chef de l’exécutif provincial ni des responsables des partis politiques n’ont jamais découragé « pareil agissement ».

« Cet incident n’est pas le premier. Il s’ajoute à plusieurs autres menaces et attaques contre des journalistes au vu et au su de l’autorité provinciale dont la Cellule de Communication dépend »,

Le REMEL rappelle qu’il existe des voies autorisées pour s’adresser aux médias, quand on se sent lésé et non proférer des menaces contre des journalistes.

Rappelons qu’au Sud-Kivu, plusieurs journalistes ont eu à perdre leur vie dans des conditions « floues » et non encore élucidées dans l’exercice de leur travail.
En attendent, si rien n’est fait pour arrêter cette manière de faire des «bourreaux de la presse » ce réseau des médias en ligne s’est dit se mobiliser pour saisir officiellement les instances judiciaires afin que justice soit faite.

Thomas Uzima

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