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Bukavu: l’ULGL scellée, les étudiants craignent pour la fin de l’année académique

La situation s’est réveillée tendue à l’Université Libre des Grands Lacs/Bukavu (ULGL) après le scellage du bâtiment logeant cette université par le parquet général du Sud-Kivu pour non paiement de loyer par le promoteur de l’Université dû au bailleur du bâtiment, conformément à la R.I N°2330/RMP.757/PG.074/NDK/SEC/201.

Selon certaines sources, l’Université doit au bailleur plusieurs mois de garantie non payés allant jusqu’à 25 mois. Une version que les responsables de l’Université n’acceptent pas et pensent plutôt que le bailleur ne voulait plus simplement de la présence de l’ULGL dans son bâtiment

« Il y a le bailleur qui ne veut plus de la présence de l’ULGL, au départ nous étions entrain de payer une somme de 3200 dollars, il nous a écrit pour payer désormais 10 000 dollars. De 3200 à 10 000dollars c’était trop, c’est qu’il avait saisi le tribunal de grande instance pour nous déguerpir. Avant que la décision ne soit rendue, il est parti saisir le parquet dans une procédure cavalière et le parquet est venu sceller sans écouter les parties. Le bailleur prétend que nous lui devons 25 mois, mais les preuves que nous détenons, les bordereaux de paie c’est 10 mois et il nous doit la garantie de 6 mois. Nous étions dans l’impossibilité de payer car nous ne savions pas à quel prix nous allons payer, si c’est à 3200 dollars ou à 10 000 dollars. », Explique Romain Bahizire, secrétaire général académique de cette université

Cette situation vient créer une perturbation  à l’année académique en cours et les activités au sein de cette Université.

Les étudiants ont tôt ce matin brûlé des pneus à la porte d’entrée de l’Université pour manifester leur mécontentement et ont affiché des papiers sur lesquels ils réclament la fin des épreuves de deuxième session en cours.

Ces étudiants demandent une mesure de clémence du bailleur du dit bâtiment en leur accordant une durée de deux semaines enfin qu’ils éliminent les examens restant pour ne pas gâcher leur année académique

« Nous sommes indignés de la manière dont le bailleur a procédé, nous nous sentons lésés dans nos droits alors que nous payons les frais académiques. L’affaire de contrat entre le bailleur et le promoteur ça ne nous concerne aucunement pas! À celui qui a scellé de nous permettre de finir avec les restes de cours » s’indigne Kazunguzibwa Ntwali, étudiant à l’ULGL

Dans le sens de sauver l’année académique pour ces étudiants,le secrétaire général académique de l’ULGL a rassuré que les démarches sont en cours pour trouver un bon endroit où les étudiants vont passer les examens en attendant

«Nous sommes entrain d’étudier comment dans l’extrême urgence,nous pouvons trouver un endroit où les étudiants vont poursuivre leurs examens de deuxième sessions, en attendant un nouveau bâtiment où ils vont commencer l’année prochaine », a promis Romain Bahizire.

Bertin Bulonza

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