Bukavu : critiquée pour une desserte “stable” de l’électricité lors du Séjour du Chef de l’Etat, la SNEL parle de «dispositions particulières de gestion»

Pendant le récent séjour du Chef de l’Etat dans la ville de Bukavu, plus d’une personne a constaté une sorte de stabilité dans la desserte du courant électrique dans une partie de la ville de Bukavu.

Une situation qui a suscité diverses réactions des habitants ainsi que plusieurs autres acteurs sociaux, qui ont pensé à la mauvaise foi de la Société Nationale d’Electricité(SNEL) qui se caractérise par des délestages intempestifs.

Mais selon le Directeur de la SNEL, ce que sa société a fait n’est pas de la magie ce n’est pas de l’hypocrisie, mais ce sont des dispositions particulières de gestion.

Au cours d’un point de presse tenu ce vendredi 11 Octobre 2019 dans la ville de Bukavu, Déo Mashali explique que l’amélioration de la desserte en courant électrique dans certains coins pendant le séjour de chef de l’Etat dans la ville de Bukavu n’est pas synonyme de la fin des problèmes que connait cette société pour satisfaire les besoins de ses abonnés.

Celui-ci renseigne que pendant ces 4 jours, sa société a géré d’une manière exceptionnelle le courant à sa disposition en privilégiant certains endroits en faveur d’autres qu’ils ont jugés non stratégiques.

Il évoque également la réduction des nombres d’heures d’alimentation dans certains quartiers moins sensibles, l’utilisation de leurs machines dans des conditions moins recommandées mais aussi un apport supplémentaire exceptionnel à la Ruzizi 2, qui est une centrale de la SINELAC.

‘’Ce que la SNEL a fait ce n’est pas de la magie ce n’est pas de l’hypocrisie comme nous avons eu à le lire au niveau des certains réseaux sociaux, mais ce sont des dispositions particulières de gestion que nous avons prises. Donc nous avons géré d’une façon exceptionnelle pendant cette période de 4 jours du séjour de chef de l’Etat ici à Bukavu. Nous nous sommes dit chaque fois qu’il y a des évènements de taille, tous les services prennent toujours des dispositions chacun dans son secteur d’activité et nous SNEL, vous le savez très bien, ce n’est pas pour la première fois que nous faisons ça. C’est le cas actuellement. Nous avons pris toujours des dispositions pour améliorer la desserte, mais ce n’est pas pour dire que les problèmes sont terminés, ou bien il y a toujours des solutions qu’on ne veut pas appliquer. Pour y parvenir nous avons réduit le nombre d’heures d’alimentation dans certains quartiers moins sensibles, nous avons augmenté la production forcée, donc nous avons forcé l’augmentation des productions à la centrale Ruzizi 1 et nous sommes passé de 12 à 18Mw même si la quantité-là ne permettait pas d’arriver à 18 MBt nous nous avons forcé et nous avons fait un apport supplémentaire exceptionnel de 2MW à Ruzizi 2 qui est une centrale de la SINELAC.’’ explique-t-il.

Mashali indique que durant cette période, ils ont travaillé dans des conditions techniques moins recommandées, ce qui pourrait conduire à d’énormes dégâts si rien n’est fait.

Il ajoute aussi que le déficit énergétique que connait toujours la partie Est de la République Démocratique du Congo ne permet pas à son organisation de desservir toutes les entités. 

A l’en croire, le besoin énergétique à l’Est de la RDC est de 80MW pour Bukavu, Goma 43MW et Uvira 7MW. Ce qui donne un total de 135 MW de besoin, comparé aux 18MW disponibles actuellement.

« Nous avons un déficit énergétique de plus ou moins 115MW, donc le besoin est de 135MW, l’énergie disponible n’est que de 18MW, ce déficit de 115MW doit être géré et comment? Nous pouvons procéder par  une desserte moyennant le système de délestage pour donner satisfaction à tout le monde, et tout le monde est concerné par le délestage, il n y a pas des consommateurs privilégiés tous les quartiers sont délestés, que ça soit le quartier résidentiel, que ça soit les quartiers industriels, tout le monde est délesté.’’ a-t-il précisé.

Ibag Bagenda

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