Comparution de Koko di Koko: des témoins empêchés d’atteindre le lieu du procès par des éléments Raia Mutomboki

Les éléments raia Mutomboki ont bloqué la route aux habitants qui allaient témoigner ce vendredi 11 octobre 2019 sur les crimes commis par le chef de guerre Koko di Koko dans le territoire de Shabunda.

C’est ce que dénonce Drid Bampa, Coordonnateur de l’organisation « Action Lukumbi», une organisation de défense des droits de l’homme et de développement.

Celui-ci renseigne que les éléments de ce groupe armé, ont bloqué toutes les routes qui mènent vers Kigulube.

Ce qui empêcherait les habitants qui souhaitent témoigner sur les crimes commis par ce dernier, à arriver à la cour militaire délocalisée à Kitutu.

 »La population de SEBA est en débandade suite à l’incursion des raia Mutomboki du groupe Mabala qui sont entrain de fermer toutes les routes qui arrivent à Kigulube là où il y a le seigneur de guerre Koko di Koko en détention, et qui sera attendu par la Cour militaire suite à ses exactions qu’il avait faites lorsque il était seigneur de guerre, parce qu’il est accusé des viol, pillages, tuerie,etc. C’est pour cela que ses amis raia Mutomboki qui se trouvent encore dans la brousse ont fermé toutes les routes pour que la population qui va témoigné par rapport à ces exactions ne parvienne pas à Kigulube » regrette Drid Bampa.

Celui-ci renseigne que cela a provoqué un mouvement des populations de l’axe Keba (route Baliga à 10 Kilomètres de Kigulube groupement bas sud ) vers Kigulube depuis l’après-midi de ce vendredi.

Suite à cette incursion, des raia Mutomboki, les écoles n’ont pas ouvert les portes à Seba, Bulumbu, et Shelihali et cela depuis  ce vendredi.

Même s’il dénonce le fait que la justice n’ait pas pris le temps de vulgariser ce qu’elle fait pour rendre justice dans le cadre de ce procès, Drid Bampa, persiste et signe : les crimes commis par Koko di Koko et ses troupes dans cette partie de la province du Sud-Kivu, poussent les habitants à accompagner sans relâche l’action de la Justice.

« Le procès est soutenu par les habitants de Shabunda, parce que Koko Di Koko avait fait beaucoup des exactions inhumaines dans cette contrée» a-t-il ajouté.

Masudi Alimasi de la milice «Koko di Koko» a été pour la première fois devant la justice le jeudi 12 septembre 2019.

Plusieurs mois après son arrestation par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, ce chef milicien et ses coaccusés comparaissent pour des crimes de viol, et autres faits infractionnels perpétrés dans plusieurs villages des territoires de Mwenga et Shabunga.

Pour rappel, le chef milicien Masudi Alimasi alias Koko di Koko a été capturé par les FARDC en Avril dernier à Kimbili dans le territoire de Shabunda après avoir été blessé dans des affrontements avec l’armée loyaliste.

Une année avant son arrestation, soit en Février 2018, le chef milicien Koko di Koko a fait incursion dans le village Kabikokole après avoir coupé le pont en liane qui relie ce village à d’autres.

Devant une population impuissante, dans une totale absence de l’État, les femmes ont été violées en masse. Environ 50 femmes se sont faites identifiées pour une prise en charge médicale.

Après ces actes inciviques, ces miliciens avaient détruit le centre de santé du village et amené en captivité une dizaine d’habitants dont un infirmier de ce village.

Deux mois plus tard, soit en Avril 2016, ces miliciens ont été accusés d’avoir commis la même barbarie dans des villages de Shabunda à Kigulube.

Le procès de ce chef rebelle se poursuit en audience foraine à Kitutu depuis mercredi 25 septembre 2019. 

Ibag Bagenda

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